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Réduction
de la pollution industrielle de la ville de Fes
Rapport des pré-audits des tanneries de Dokkarat
1. Objectifs de
la mission
La présente mission rentre dans le cadre du volet prévention
de la pollution industrielle des tanneries de Fès du
Projet PREM. C'est
une étape préliminaire à une étude plus approfondie
des opportunités d'intervention de ce Projet pour 1'ètude
de faisabilité de projets de démonstration de technologies
de prévention de la pollution dans les tanneries de
Fès.
Cette mission a pour objectif, le prè-audit des tanneries
installées au quartier industriel de Dokkarate, retenu
comme secteur cible après concertation avec L’autorité
locale de Fès et la RADEEF lors d'une réunion
de travail tenue le 24 Octobre 1996 au siège de la RADEEF.
La mission consiste plus précisément
d collecter les informations générales sur les tanneries
de ce quartier, rassembler les données techniques et
économiques de ces tanneries, et évaluer les performances
des procédés utilisés et ce dans le but de:
a- Caractériser la pollution industrielle
des tanneries de Dokkarate,
b- Identifier les unités qui feront l'objet d'un audit
approfondi,
c- Préparer et organiser les campagnes d'audit: évaluer
la logistique et le temps nécessaire de la conduite
des audits,
d-Identifier éventuellement
des mesures complémentaires d'accompagnement permettant
les meilleures collaboration et implication des tanneurs
dans ce Projet
2. Déroulement de la visite
Les tanneries ayant fait l'objet de pré-audit ont été
identifiées suite à une réunion organisée par la
Wilaya de Fès et tenue le 3 Décembre 1996 à la RADEEF
avec la participation des responsables du Projet PREM,
et des tanneurs de Dokkarate.
Sur les 18 unités installées dans la zone de
Dokkarate, 12 qui sont en état de fonctionnement ont
été ciblées. Un planning des prè-audit a été établi lors de cette réunion.
Les visites se sont déroulées entre le 9 et le 13 Décembre
1996. Chaque
visite de prè-audit consiste en un entretien avec les
responsables de l’unité et un diagnostic technique sur
le site. Le
questionnaire établi pour la circonstance (voir annexe
1) a servi de guide d'entretien.
Le planning des visites cité ci-dessus a été
difficilement respecté.
Nous passions en effet la plus grande partie
du temps alloué à une visite à chercher d’acquérir la
confiance des responsables qui étaient sans exception
méfiants au premier abord.
Cette méfiance trouve son origine soit dans les
expériences précédentes soit dans l'ignorance des objectifs
du Projet PREM.
Les tanneurs sont apparemment souvent sollicités
par les instances gouvernementales (Direction de I'hydraulique,
RADEEF, ADER Autorités locales..) et par d'autres missions
(Projets, universités..) . Pour eux, notre mission ne
peut être placée que dans le même cadre.
Pour placer PREM dans un contexte qui lui est
propre, un effort de communication devait être consenti.
L'accent devait être mis sur le fait que le Projet
PREM doit aller au delà des études et concrétiser ses
actions par des projets de démonstration.
Lors de nos visites, il était prévu de prendre des échantillons
afin de caractériser, d'une part, les effluents liquides
à la sortie de l'usine et d'autre part, le bain du chrome
après épuisement.
Ainsi, un échantillon composite est prélève sur
les rejets à la sortie de l'usine et D’autre est pris
dans le foulon à la fin de l’opération du tannage.
A noter que seules les tanneries ayant programme
des opérations de tannage durant la semaine de déroulement
de la mission ont
fait l'objet des prélèvements.
Ces prélèvements ont été effectués par A.Hssain
et M.Blinda, deux chimistes du Laboratoire National
du Ministère de I'Environnement.
Les échantillons étaient envoyés en temps opportun
à ce laboratoire pour analyse.
Réduction
de la pollution industrielle de la ville de Fes
Etude synthétique des données sur la pollution industrielle
des tanneries de Fes
La ville de Fès connaît un développement
industriel intense qui n’échappe pas aux phénomènes
de nuisances et de pollution qui en résultent.
L’évolution démographique et industrielle de
Fès, face à un réseau d'assainissement insuffisant,
vieux et dégradé et à une infrastructure limitée ou
inexistante dans les quartiers périphériques et dans
les zones d'extension, affecte d'une façon alarmante
1'environnement général de la ville.
L'accroissement démographique à Fès s'est traduit également
par I'augmentation continue des activités artisanales
et industrielles à travers le tissu urbain plus particulièrement
en Médina. Ces
activités engendrent parfois de la pollution toxique
telle que le chrome des tanneries et les cyanures et
métaux lourds des dinanderies, qui se retrouve dans
1'exutoire final de tous les rejets liquides de la ville,
à savoir l'oued Sebou.
Cette situation a poussé de nombreuses instances gouvernementales
(Ministère de I'Environnement, Ministère de l’intérieur,
RADEEF, Direction de I'Hydraulique, Ministère du Commerce
et de l’industrie, ADER etc. ... ) à rechercher et à
définir des stratégies de développement écologiquement
durable. Ceci
s'est effectué à travers de nombreux programmes de coopération
(USAID, CFD, GTZ, CEE, Banque Mondiale..) et s'est traduit
par un nombre important d’études consacrées exclusivement
à la dépollution de Fès.
Ajouter à cela toutes les études de surveillance
de la qualité des eaux de l'oued Sebou qui mettent la
pollution industrielle de Fès parmi les priorités de
tout programme de dépollution proposé.
Ces études constituent un gisement considérable d'informations
et de données.
Malheureusement, force est de constater que ce
gisement n'est souvent pas exploité pour estimer la
pollution, d’ou désaccords et incohérences entre les
valeurs de certains paramètres rapportés dans ces études.
Le présent travail consiste à faire la synthèse des
différents rapports disponibles sur la pollution industrielle
du Sebou et celle de la ville de Fès plus particulièrement
de son activité tanneries 11 ne s'agit pas d'une synthèse
exhaustive puisque, d'une part, nous ne prétendons pas
avoir rassemblé toutes les études qui concernent ce
sujet et, d'autre part, notre attention ne s'est focalisée
que sur les données susceptibles d’être utilisées par
le Projet PREM.
En effet, le Projet PREM, en phase de définition de
son intervention dans les tanneries de Fès, cherche
à rassembler le maximum de données disponibles sur la
pollution de ce secteur et les conditions dans lesquelles
elles ont été obtenues.
Ce rapport comprend deux chapitres présentant:
1.Les données sur les estimations de la pollution
industrielle dans le bassin du
Sebou, et particulièrement à
Fès. Dans
ce chapitre, nous présentons le contexte des différentes
études, leur méthodologie d'estimation de la pollution
et une comparaison critique des résultats selon les
différentes sources de données.
2.Les données sur
la pollution des tanneries Nous y présentons
également les
différents programmes de dépollution de ce secteur,
leur contexte et études effectuées dans leurs
cadre, ensuite l’évaluation environnementale et les
solutions préconisées par chaque étude. Ce chapitre
présente également un commentaire sur les résultats
de ces études.
Mise
en place d'un système de traitement des boues résiduaires
dans
la commune pilote de la région d'Agadir
Etude préliminaire de diagnostic
Mise
en place d'un système de traitement valorisation des
eaux usées et
des boues résiduaires dans la commune de Temsia
Etude préliminaire de diagnostic
Mise en
place d'un système de traitement valorisation des
eaux usées et
des boues résiduaires dans la commune d'Oula Dahou
Etude préliminaire de diagnostic
Mise en place d'un système de traitement
valorisation des eaux usées et
des bouesrésiduaires dans la commune de l'Qliaa
Etude préliminaire de diagnostic
Le gouvernement marocain s'engage actuellement dans
un ensemble de programmes relatifs à la protection de
l'environnement pour la sauvegarde de la qualité des
ressources naturelles, la préservation des milieux récepteurs
et I'attènuation des risques sanitaires. Les problèmes d'assainissement et de traitement des eaux usées
s'affichent parmi les priorités nationales.
Au Maroc, 7.000 ha de terres sont actuellement irriguées
avec un volume d'eaux usées non traitées dépassant les
60 millions de m3/an (Conseil Supérieur de
1'eau et du Climat, 1994). Cette réutilisation, assez prépondérante dans les zones périurbaines
situées à I'aval de déversement des eaux usées, concerne
des cultures fourragères, maraîchères et céréalières.
11 en résulte ainsi des conséquences néfastes sur la
santé humaine et animale et sur la qualité des ressources
en eaux et en sols.
Le volume annuel des rejets d'eaux usées a triplé en
passant de 148 à 370 millions de m3 de 1960 à 1990. Ces rejets atteindront 500 millions de m3 en L’an 2.000 et
900 millions de m3 en L’an 2020 (Conseil Supérieur de
1'eau et du Climat, 1994).
Ceci s'explique par I'accroissement de la population
urbaine, I'augmentation de I'approvisionnement et de
la consommation individuelle en eau potable ainsi qu'à
l'utilisation importante d'eau par le secteur industriel.
Le Maroc, dispose d'un patrimoine hydraulique non négligeable
; le volume mobilisable est de 21 milliards de m3 dont
16 milliards sont d'eaux de surface et 5 milliards de
m3 d'eaux souterraines.
Actuellement, le volume mobilisé est de 11.7
milliards de m3 dont 8 d'eaux de surface
et 3.7 d'eaux souterraines.
Ces
ressources en eau ne peuvent subvenir
à I'horizon 2020 à la demande croissants des secteurs
tels que I'agriculture, l'industrie, 1'eau potable,
le tourisme... Le problème se posera avec plus d’acuité
dans le pays compte tenue de la répartition inégale
dans 1'espace et dans le temps.
Face à cette situation, le traitement et la réutilisation
des eaux usées sont devenus une priorité nationaux pour
atténuer leur impact sur l'environnement et les valoriser
en tant que ressource additionnelle en eau et comme
source d'èléments fertilisants.
La réutilisation des eaux usées à des fins agricoles
est une alternative de choix dans les zones où les ressources
en eau sont très limitées.
Les expériences pilotes conduites au Maroc (Ouarzazate
et Ben Sergao) en matière de traitement et réutilisation
des eaux usées ont pu démontrer la performance épuratoire
de système extensifs (lagunage, infiltation-percolation)
et les possibilités de valorisation des eaux épurées
en agriculture.
Le Souss est parmi les régions du Maroc en pleine expansion
urbaine avec la production d'importants volumes d'eaux
usées qui constituent une menace pour 1'environnement
et Inactivité touristique de la ville d'Agadir.
Pour cette région qui connaît par ailleurs un
déficit hydrique de 64 millions m3 par an,
la réutilisation des eaux usées en agriculture pourrait
couvrir une part importante de ce déficit.
Aussi, les petites communes situées le long de
l'Oued Souss contribuent de leur côté à la pollution
du milieu récepteur par le rejet direct des eaux usées
ou par la contamination de la nappe par les fosses septiques.
La pérennité des ressources hydriques dans le Souss
tant sur le plan quantitatif que qualitatif passe inévitablement
par l’intégration des petites et moyennes communes dans
le plan directeur d'assainissement et la valorisation
des eaux épurées.
C'est dans ce cadre que s’insère la présente
étude qui vise I'analyse de la situation actuelle des
eaux usées et les potentialités de traitement et de
réutilisation dans les petites et moyennes communes
situées le long de Oued Souss.
Bassin
versant de Oued de Nakhla
Caractéristiques physiques, hydroliques et détermination
du taux d'érosion
La première étape du projet PREM (projet
pilot de lutte contre 1'èrosion ) est de préparer une
étude de faisabilité des aménagements à réaliser.
L'un des aspects les plus immédiats du projet est de
procéder a une collecte et analyse des données physiques
, hydrologiques et d’érosion relatives au bassin versant
de Nakhla. Cette analyse est un préalable pour
le choix des techniques appropriées de conservation
de 1eau et du sol.
Le présent rapport s’inscrit dans le cadre
de cette étude. il analyse les caractéristiques physiques
et les processus hydrologiques et aborde les problèmes
d'érosion et de sédimentation au niveau du bassin versant
de Nakhla.
Le rapport est organisé en deux volumes.
Le premier volume présente les caractéristiques
physiques du bassin, les aspects climatiques -(température,
évaporation, et précipitations,), les paramètres hydrologiques
(Les apports, et les crues), et la quantification de
1'èrosion et des transports solides.
Le second volume résume les données hydroclimatiques
brutes qui ont servies comme è cette étude.
Enfin, il faut souligner que ce rapport devrait être
normalement près dès la première moitié du mois de Janvier.
Le retard est I’indépendant de la volonté du
consultant, il relève des problèmes liés à I'acquisition,
des données. A
titre d’exemple, les données de turbidité n’ont été
requis de la DRPE que vers la fin du mois de Février. |
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