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Monographie de l’environnement
 de la Région du Centre

 

La Région Economique du Centre (REC) bénéficie de plusieurs potentialités, aussi bien sur les plans économique et industriel (puisqu'elle concentre une grande partie de l'activité économique nationale), que sur le plan des ressources naturelles : sol diversifié, littoral riche, arrière plan agricole et sites exploitables par le tourisme.

La REC a également des rythmes de développement, économique, industriel et des établissements humains, qui impliquent des sollicitations importantes sur l'environnement : dégradation de la qualité de l'air et des ressources en eau, gestion des déchets solides, assainissement liquide, etc.

 

1. Province d'AZILAL

La province d'Azilal dispose d'une réserve importante de forêts et d'un potentiel prometteur en arboricultures fruitières, qui représentent les premières sources de revenus chez les populations de la zone.

Malgré les différents efforts menés par les pouvoirs publics concernés pour protéger les réserves naturelles dont dispose la province d'Azilal, celle ci souffre de l'absence d'une stratégie concrète et volontariste pour les aménagements rural et urbain. Les exploitations non contrôlées des forêts et des parcours de différentes zones de la province induisent des pressions importantes de surpâturage et de déboisement. De plus, l’urbanisation à tendance horizontale des centres les plus importants de la province porte en elle les prémisses de problèmes environnementaux qui peuvent être évités avec une planification plus judicieuse.

  • Situations critiques

 Les situations les plus critiques identifiées au niveau de la province d'Azilal concernent :

  • Assainissement liquide

Le taux de raccordement au réseau d'assainissement est très faible, il est de 50% et la situation du réseau existant est déplorable ; 30 Km du réseau nécessite un entretien.

  • Milieu naturel

Le milieu naturel enregistre des pertes annuelles de forêts entre 3000 et 5000 ha dues à la surexploitation par les populations rurales et des pertes annuelles de production de parcours de près de 7 Millions d'unités fourragères dues au surpâturage.

  • Érosion du sol

Pour le sol, il y a une perte de productivité, due à l'érosion, de près de 20 000 ha/an

  • Plan d’action

Les actions proposées sont classées par ordre de priorité :

1 - Protection et régénération des sols (5 millions de Dh /an)

- traitement des superficies dégradées par effet d'érosion
- amélioration des ressources des populations par l'introduction des espèces performantes d'arboriculture et par l'introduction des fourrages à installer en bour et l'amélioration des espèces animales
- aménagement des petits périmètres irrigués
- encouragement d'autres spéculations telles que : apiculture, aviculture, et pisciculture.

2 – Reboisement (6,5 millions de Dh/an)

- mise en place d'un système de gestion rationnelle des forêts de la province selon le programme suivants de reconstitution des ressources forestières :

1999 - 2005 : - Création de 580 ha de forêts/an
2006 - 2020 : - Création de 242 ha de forêts/an

ce système serait accompagnés des actions suivantes

- ouverture des pistes
- distribution de gaz butane
- amélioration des parcours alentours
- électrification rurale
- alimentation en eau potable

3 - Aménagements pastoraux (15 millions de Dh/an)
4 - Raccordement au réseau d'assainissement liquide ( 3,3 millions de Dh/an)
5 - Entretien (90 000 Dh/an) et réhabilitation du réseau d'assainissement liquide (375 000 Dh/an).

 

2. Province de Beni Mellal

La province de Béni Mellal connaît des activités, industrielle et agricole, qui induisent des sollicitations importantes sur l'état de son environnement. Ces sollicitations méritent une attention particulière, eu égard aux potentiels que représentent les ressources en eau et les secteurs agricole et industriel de cette province, et à l'ampleur actuelle des dégradations.

  • Situations critiques

Les situations critiques environnementales sont relatives à la pollution des ressources en eau souterraines et superficielles, et à la dégradation du sol et du milieu naturel. Ces dégradations sont relatives à :

  • Érosion du sol

Le sol au niveau de la province de Beni-Mellal enregistre des pertes de productivité
dues à l'érosion de l'ordre de 14 000 ha.

  • Déboisement et surpâturage

Les pertes encourues aux forêts à cause du déboisement sont estimées annuellement à 1600 ha. Les parcours enregistrent également des surpâturages qui induisent annuellement des pertes de production de l'ordre de 66 millions d'unités fourragères.

  • Insuffisance du réseau d'assainissement liquide

L'insuffisance du réseau d'assainissement liquide est l'une des causes majeures de développement des maladies comme la typhoïde, l'hépatite virale, le choléra, la diarrhée, etc. Cette insuffisance du réseau apparaît au niveau du taux de raccordement qui est de l'ordre de 54%.

  • Pollution liquide

La pollution liquide au niveau de la province de Beni Mellal est très importante vu le caractère industriel et agricole de la province.

  • Déchets solides

Les quantités de déchets solides produites sont très importantes : Les ordures ménagères sont évaluées à 96 000 tonnes/an et les déchets industriels sont évalués à 71 000 tonnes/an. La gestion non rationnelle de ces déchets porte des nuisances à la qualité des eaux souterraines de Tadla.

  • Plan d’action

L'analyse des sollicitations de l'environnement au niveau de la province de Beni-Mellal, en considérant les contraintes et les potentialités de cette province, a permis de mettre au point les priorités d'action suivantes :

1 - Amélioration du taux de raccordement au réseau d'assainissement liquide (19,2 millions de Dh)
2 - Réhabilitation et entretien du réseau d'assainissement (3 millions de Dh)
3 - Amélioration de la gestion des déchets solides (8,5 millions de Dh/an)

- mettre en place un mode d'évacuation des déchets et le vulgariser par l'intermédiaire des médias
- choix de carrières épuisées à réutiliser en tant que décharges contrôlées
- mise en place des moyens de gestion des nouvelles décharges
- ouverture des nouvelles décharges (Premières décharges contrôlées ) pour réduire la mise en décharge sauvage de 85%
- ouverture d'autres décharges contrôlées pour réduire la mise en décharge sauvage de 100%
- lancer les études d'audit industriel et environnemental au niveau des unités de production
- mettre en place des systèmes de collecte des matières recyclables

4 - Protection et régénération des sols (3,5 millions de Dh/an)
5 - Régénération des forêts et des parcours
6 - Confinement des pollutions industrielles et agricoles (242 millions de Dh)

 

3. Province de Benslimane

La province de Benslimane joue un rôle d'équilibre écologique très important, de par son emplacement entre la capitale économique et la capitale administrative du Royaume. Ses potentialités en termes de forêts (57 000 ha) lui confèrent un aspect particulier en matière d'environnement micro-climatique et de spécificité du paysage qui lui permettent de jouer le rôle d'arrière pays nécessaire et de poumon de la région.

Cette situation distinguée de la province de Benslimane doit être préservée de toutes les dégradations potentielles identifiée au niveau du milieu naturel, avec ses forêts, ses parcours et le sol qui constituent les principales ressources de cette province.

  • Situations critiques

Les problèmes environnementaux dont il faut faire face au niveau de la province de Benslimane concernent :

  • Érosion du sol

La perte de productivité agricole enregistrée dans la province de Benslimane, à cause de l'érosion du sol, est de l'ordre de 8.830 ha. Cette perte représente 5% de la superficie agricole utile.

  • Épuisement des forêts

Les pertes en forêts enregistrées dans la province de Benslimane sont estimées à 1000 ha. Ces pertes sont dues à deux causes essentielles :

• le défrichement pour la mise en culture, et
• les coupes de ligneux pour satisfaire les besoins des populations en bois de feu.

  • Les risques encourus si aucune action n'est entreprise sont :

• l'augmentation de l'érosion hydrique,
• l'aggravation de la dégradation du potentiel végétal,
• la réduction de la production des terres, et
• la baisse du niveau de vie des populations.

  • Surpâturage

Le surpâturage qui est la principale cause de dégradation des parcours engendre perte de 30% du potentiel fourrager ; soit une perte annuelle de 6.555.000 unités fourragères.

  • Développement informel des zones urbaines

L'urbanisation horizontale au niveau de la province de Benslimane sans programmes d'assainissement adéquats risque de porter préjudice à la qualité de l'environnement que les responsables ont voulu toujours préserver.

Le réseau d'assainissement liquide connaît au niveau des villes de la province de Benslimane une insuffisance décelée au niveau des évacuations finales des eaux usées. Cette évacuation finale se fait, dans le cas de la commune de Beni Yakhlef par exemple, à ciel ouvert dans la forêt avoisinante.

Par ailleurs, le problème de l'assainissement solide au niveau de Benslimane se manifeste au niveau de l'absence des décharges contrôlées pour l'évacuation hygiénique des déchets solides concernant les villes de Bouznika et de Benslimane.

  • plan d'action

Les actions stratégiques à envisager pour la province de Benslimane après concertation avec les acteurs locaux sont :

1. Protection et régénération du sol (1,9 millions de Dh/an )
2. Reboisement (0,14 millions de Dh/an)
3. Aménagements pastoraux (19,49 millions de Dh/an)
4. Amélioration de l'assainissement liquide

- Station d'épuration à Benslimane : 92.5 millions de Dh
- Station d'épuration à Bouznika : 7.6 millions de Dh
- Étude de création d'une nouvelle station d'épuration à la ville de Bouznika

5. Amélioration de la gestion des déchets solides (3 millions de Dh)

 

4. Wilaya du Grand Casablanca

Jouant le rôle de moteur économique de la REC et également au niveau national, la Wilaya du Grand Casablanca connaît une expansion permanente à tous les niveaux, faisant appel à ses ressources multiples et à ses grandes potentialités, mais qui, en même temps, engendre de grandes sollicitations sur son environnement.

La préservation des potentialités pour garantir la pérennité du développement au niveau de cette Wilaya nécessite d'accorder une attention particulière aux différentes situations critiques qui ont été identifiées.

  • Situations critiques

À prédominance urbaine, la Wilaya du Grand Casablanca connaît surtout des situations critiques liées au milieu urbain. Ces situations concernent :

  • Assainissement liquide

La situation de l'assainissement liquide, ces derniers temps, a engendré plusieurs dégâts au niveau de la Wilaya de Casablanca. On a enregistré des inondations en 1995, qui ont porté préjudice aux biens de plusieurs familles. La Wilaya du Grand Casablanca compte un linéaire du réseau de 1400 km dans un état déplorable. Il y a lieu de citer, également, qu'on compte 30% de la population de la Wilaya de Casablanca non encore raccordée au réseau (statistiques de 1994).

  • Pollution de l'eau

Vus la taille de la population et le nombre d'unités industrielles que recouvre la Wilaya de Casablanca, La pollution liquide dépasse de trop les normes internationales.

  • Pollution de l'air

Les principaux polluants gazeux sont les oxydes d'azote (NOx), les oxydes de soufre (SO2), et les matières et particules en suspension (MPS). Annuellement, on enregistre des émissions de près de 6.000 tonnes de NOx , de près de 11.700 tonnes de SO2 et de près de 3.300 tonnes de MPS générées par les unités industrielles et le parc automobile de la Wilaya.

Il est à signaler que Ces quantités menacent la vie des populations de la Wilaya. Elles risquent d'induire des maladies respiratoires (ex. Asthme) et d'autres plus graves telles que Cancer.

  • Gestion non rationnelle des déchets solides

Les déchets solides dans la Wilaya de Casablanca comptent des charges considérables, ménagères ou industrielles. La gestion actuelle des ordures ménagères conduit à une dégradation importante du milieu urbain de la Wilaya par le fait de l'évacuation anarchique de ces déchets par les populations, ainsi que par la mise en décharge sauvage. Cette situation risque de contraindre la santé des populations à long terme.

  • Dégradation du paysage urbain

Le paysage dans la Wilaya de Casablanca se trouve dégradé à cause du manque d'espaces verts, de la concentration de bidonvilles et de la coexistence d'unités industrielles et de zones résidentielles dans plusieurs zones de la Wilaya. En effet, la superficie allouée aux espaces verts dans la Wilaya de Casablanca est de 1057 ha. La population compte 2.940.623 habitants, ce qui donne une superficie spécifique d'espaces verts de 3,59 m2/Hab. Cette valeur est très loin de la recommandation de l'Organisation Mondiale de la Santé qui est de l'ordre de 10 m2 d'espaces verts par habitant. La Wilaya enregistre alors un déficit d'espaces verts de 2.369 ha.

Le nombre de ménages vivant dans des bidonvilles est de 51.105, ce qui représente une population de 281.618 personnes vivant dans des conditions très précaires.

Par ailleurs, la chambre de Commerce et de l'Industrie de Casablanca a recensé 376 PMI en 1994, localisées dans les quartiers destinés au logement et installées dans des locaux non autorisés à recevoir des industries (polluantes ou à risques) à proximité des zones d'habitation.

  • Dégradation du littoral

Le littoral de la Wilaya se trouve soumis à de fortes tendances à la dégradation qui se répercutent par la pollution des eaux et l'appauvrissement des milieux naturels (lagunes, baies, marais, dunes, etc.), par l'appauvrissement des côtes en sable, par l'invasion de sable à l'intérieur du continent et par la disparition de l'écosystème du littoral.

Sur la longueur totale du littoral de la REC (environ 240 km), la moitié est agressée dont : 50% par un déséquilibre de l'écosystème dunaire, et 50% par un appauvrissement en sable.

  • plan d'action

L'analyse des sollicitations de l'environnement au niveau de la Wilaya de Casablanca en prenant en considération les contraintes et les potentialités de cette Wilaya, a permis de mettre au point les priorités d'action suivantes :

1. Limitation des dégradations relatives à la qualité de l'air

- Maîtrise de la pollution automobile (24 millions de Dhs)
- Réduction des émissions des polluants gazeux ( 87 millions de Dhs)
- Réduction des émissions de poussières ( 90 millions de Dhs)

2. Amélioration de la situation de l'assainissement liquide

- Branchement au réseau d'assainissement (180 millions de Dh/an)
- Entretien du réseau d'assainissement (4,32 Millions de Dh/an)
- Réhabilitation du réseau d'assainissement (45 millions de Dh/an)

3. Protection des ressources en eau

- Épuration des eaux usées (2 millions de Dh/an)

4. Rationalisation de la gestion urbaine

- Résorption des bidonvilles ( 3.116.786 Dh/an)
- Création des espaces verts ( 15.6 millions de Dh/an )
- Délocalisation des industries gênantes ( 65 millions de Dh )

5. Amélioration de la gestion des déchets solides

- Collecte des déchets solides et mise en décharge contrôlée ( 41 millions de Dh/an)
- Recyclage des déchets solides ( 2.5 millions de Dh/an)
- Gestion des déchets hospitaliers ( 15 millions de Dh)

6. Protection du littoral.

- Protection du cordon dunaire (60 000 Dh/an)
- Assainissement des bassins portuaires (3 millions de Dh/an)

5. Province d'El Jadida 

De par sa situation géographique, l'importance de son port, de son secteur industriel et de ses potentialités agricoles, la province d'El Jadida connaît un développement économique important qui induit des sollicitations tout aussi importantes sur son environnement.

  • Situations critiques

Les situations critiques enregistrées au niveau de la province d'El Jadida sont relatives à :

  • Pollution de l'eau

En dehors des rejets accidentels, les rejets de polluants liquides de cette province sont à un niveau relativement important.

  • Insuffisance du réseau d'assainissement

Le réseau d'assainissement au niveau de la province d'El Jadida est dans un e situation alarmante. En effet, la population non raccordée au réseau constitue 22% de la population urbaine. Par ailleurs, la longueur du réseau qui se trouve en mauvais état est de près de 100 km.

  • Pollution de l'air

De par son caractère industriel et agricole, la province d'El Jadida compte des rejets de polluants gazeux importants qui mettront à long terme la santé des gens dans une situation difficile.

  • Dégradation du paysage urbain

À l'instar des autres provinces de la REC, la province d'El Jadida connaît des difficultés d'aménagement de l'espace urbain. Ces difficultés se traduisent par une multiplication des bidonvilles et par un manque relatif d'espaces verts. En effet, le déficit en espaces verts est de l'ordre de 8,54 m2 par habitant et la population des bidonvilles compte 10.225 habitant, soit 4,26% de la population urbaine d'El Jadida.

  • Dégradation du milieu naturel

La province d'El Jadida enregistre des dégradations marquées au niveau de la gestion des parcours. En effet, la pression du surpâturage est trois fois plus grande que la charge d'équilibre des parcours.

  • Dégradation du littoral

Le littoral de la province d'El Jadida est soumis à de fortes dégradations qui se répercutent par :

- la pollution des eaux et l'appauvrissement des milieux naturels (lagunes, baies, marais, dunes, etc.),
- l'appauvrissement des côtes, par l'invasion de sable à l'intérieur du continent et la disparition de l'écosystème du littoral.

  • Dégradation du patrimoine historique et culturel

La province d'El Jadida dispose d'un patrimoine historique et culturel très riche. La dégradation de ce patrimoine risque d'induire un manque à gagner très important.

  • Plan d'action

1. l'amélioration de la qualité de l'air,
2. l'amélioration de la situation de l'assainissement liquide,3. le traitement des rejets liquides et la sauvegarde de la qualité des eaux,
4. la protection et développement du littoral,
5. l'amélioration de la gestion urbaine,
6. la limitation du déboisement et du surpâturage, en milieu rural,
7. la sauvegarde du patrimoine historique et culturel, et
8. l'amélioration de les gestion des déchets solides.

 

6. Province de Khouribga

De par ses réserves de phosphate, Khouribga tient une place économique assez importante parmi les villes de la REC. Toutefois, ce développement est loin d'assurer une vie paisible pour les populations de la ville ou les populations de toute la province puisqu'elles sont sollicitées par des détériorations environnementales importantes.

  • Situations critiques

La province de Khouribga connaît quelques problèmes de dégradation de l'environnement dont certains sont liés à la nature même de l'activité minière de cette province. Les situations critiques se rencontrent surtout aux niveaux :

  • Dégradation du sol et du paysage

L'exploitation d'un grand nombre de mines dans la province de Khouribga, entraîne une importante production de stériles : plus de 23 millions de tonnes par an. Ces derniers sont généralement stockés sous forme de terrils de grandes hauteurs, entraînant une modification du paysage et imposant des contraintes limitantes dans les schémas d'aménagement.

Par ailleurs, les dépressions laissées par les anciennes exploitations à ciel ouvert aggravent cette modification du paysage et sont souvent le siège de risques d'instabilité des versants.

  • Insuffisance du réseau d'assainissement

Le réseau existant d'assainissement liquide de la province de Khouribga est très mal entretenu : 60 km du réseau existant est dans un état déplorable et 60 km de ce réseau devront être complètement réhabilités.

  • Pollution de l'air

  • et Pollution de l'eau

  • Plan d'action

L'analyse des sollicitations environnementales dans la province de Khouribga en prenant en considération les contraintes et les potentialités de cette province, a permis de mettre au point les priorités d'action suivantes :

1. Mise en place de systèmes de dépollution de l'air.
2. Amélioration de la situation de l'assainissement liquide.
3. Traitement des rejets liquides et sauvegarde de la qualité des eaux.
4. Réhabilitation des anciennes mines.

 

7. Province de Settat 

La province de Settat se trouve dans une phase de son développement qui implique une expansion rapide de l'espace urbain, par l'introduction de la mécanisation et des nouvelles techniques agricoles en milieu rural, et par l'installation de nouvelles unités industrielles. Ce développement induit nécessairement des sollicitations importantes sur l'environnement.

  • Situations critiques

Les situations critiques au niveau de la province de Settat sont enregistrées pour :

  • État de l'assainissement liquide

Le réseau existant d'assainissement liquide de la province de Settat est très mal entretenu : On compte 54 km du réseau existant nécessitant un entretien et une longueur équivalente qui doit être réhabilitée totalement.

  • Polluants liquides urbains

Plusieurs ressources en eau, superficielles et souterraines, sont soumises à une contamination par les eaux usées domestiques, notamment l'Oued Boumoussa à travers la ville de Settat, l'Oued Bouriane à Ben Ahmed, l'Oued Jénija à Soualem, Chaât Mehran El Awda à El Borouj, Oued Bouâssila à El Gara, les Dayas de Ouled Abbou, ainsi que la source de Joualla.

  • Gestion des déchet solides

Les productions des ordures ménagères, industrielles, et hospitalières sont de plus en plus considérables, ce qui nécessite une gestion rationnelle de ces déchets.

Ces rejets peuvent avoir un impact extrêmement négatif sur la propagation des maladies. En effet les matières non biodégradables que comportent ces déchets risquent de contaminer les eaux superficielles et souterraines et par voie de conséquence induire des maladies très graves.

  • Qualité des eaux souterraines de Berrechid et de la Chaouia côtière

La nappe de la Chaouia côtière a été surexploitée à des fins agricoles, ce qui a entraîné un épuisement des réserves et un assèchement par endroits, avec une augmentation de la salinité et un risque éminent d'invasion d'eau de mer.

  • Plan d'action

Les différentes actions retenues pour l'amélioration de la qualité de l'environnement dans la province de Settat concernent :

1. l'amélioration de la situation de l'assainissement liquide.
2. la protection des nappes de Berrechid et de la Chaouia côtière.
3. la préservation de la qualité de l'eau, et
4. l'amélioration de l'assainissement solide

8. Actions régionales

La protection de l'environnement, dans sa globalité, nécessite des mesures aussi importantes qu'elles influencent la réussite de projets environnementaux quels qu'ils soient. Nous citons notamment :

1. La mise en place d'un programme d'information et de sensibilisation.
2. L'intégration de la composante "protection de l'environnement" dans les programmes éducatifs.
3. L'implication du secteur privé dans la réalisation des projets environnementaux.

 

Copyright © : Observatoire National de l'Environnement du Maroc - 2002
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