- Rôle et Missions
Organisation globale
Activités
- Développement durable

- Indicateurs et Statistiques

- Etudes & Enquêtes

- Monographies & S.I.D.E.R

- Etat de l'Environnement REEM

- Observatoires Régionaux

- Compétences Nationales
  En Environnement

- Base de données

- Forum de discussion
- Bulletin d'information
- Contact

 

 

Monographie de l’environnement
 de la Région du Nord-Ouest

 

Grâce à sa situation géographique, la région du Nord-Ouest est une régions les plus favorisées du Maroc. En effet, avec des reliefs plats ou peu vigoureux, à l’exception de la partie Nord-Oreintale, des précipitations importantes et des sols fertiles pouvant accueillir toutes sortes de cultures, la la région du Nord-Ouest est l’une des régions agricoles les plus importantes du Maroc. L’agriculture y est très intensive : avec moins de 17% de la superficie agricole utile du Maroc, la la région du Nord-Ouest produit près de 40% de la valeur de la production agricole du Maroc. En outre, sa situation géographique et ses infrastructures portuaires qui facilitent les relations avec l’extérieur, ont favorisé son développement industriel et touristique. Après la région du Centre, la région du Nord-Ouest est la seconde région industrialisée du pays. Le secteur industriel se développe le long de l’axe côtier Skhirat-Kénitra et dans les villes de Tanger et Tétouan, avec quelques unités en milieu rural près de Larache qui ont valorisé la production du Loukkos. Le rayonnement de cette région dépasse largement ses limites administratives et influence une vaste partie du Nord du Maroc.

Avec un PIB de plus de 51 millions de dirhams en 1990, la région du Nord-Ouest occupe la seconde place après la région du Centre. Le PIB par habitant de la région du Nord-Ouest dépasse la moyenne nationale marocaine, les trois province les plus riches sont celle de Tanger et Kénitra ainsi que la Wilaya de Rabat-Salé. Les perspectives de croissance sont bonnes : le Schéma Directeur d’Aménagement Régional prévoit un taux de croissance annuel de 4,9%.

En dépit de la très faible marge de manœuvre financière dont elles disposent, les collectivités locales jouent un rôle environnemental important car elle sont responsables de la fourniture d’eau et d’électricité, de l’assainissement liquide ainsi que de la collecte et de la mise en décharge des ordures ménagères. En 1995, les collectivités locales de la RENO ont dépensé 0n17% du PIB de la RENO pour l’environnement. C’est comparable, mais légèrement inférieur à ce que le Maroc a dépensé en 1992 (0,25% du PIB) , c’est en revanche très peu par rapport à ce que dépensent les collectivités locales françaises (0,98% du PIB)

  • Eau et Assainissement :

Selon les prévisions de mobilisation de l’eau, le bilan ressources/emploi devrait rester excédentaire au moins jusqu’en 2030. les besoins en eau seront donc satisfaits à moyen et long termes. Il ne faut pas ignorer cependant la situation critique que représente l’envasement des barrages. La capacité des retenues diminue constamment à cause de l’accumulation de sédiments dus à l’érosion extraordinaire des bassins versants.

Une menace plus pressante pour l’eau provient de la dégradation de la qualité de l’eau. La pollution due aux rejets liquides augmentera avec la croissance démographique et industrielle. On prévoit que les rejets de BDO5, DCO , N et P (indicateurs de la pollution de l’eau) doublement d’ici 2020. l’augmentation des rejets d’eaux usées accélérera la dégradation de la qualité des eaux. La Stratégie Environnementale de la RENO préconise d’aborder les problèmes d’eau et d’assainissement dans l’ordre suivant :

  1. améliorer la qualité des eaux de baignade sur le littoral (priorité régionale) ;

  2. assainir les eaux usées domestiques et industrielles ; et

  3. gérer rationnellement les qualités d’eau disponibles (mobilisation et utilisation).

Les objectifs pour la qualité de l’eau se définissent en termes de réduction par rapport aux rejets prévus en 2005. Le respect des objectifs de qualité implique une réduction des rejets liquides par rapport à 1994 dès 2005, et une diminution encore plus conséquente à long terme.

Pour mettre en place la Stratégie Environnementale de la RENO, le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement devra :

  • surveiller les indicateurs de la qualité de l’eau (réseau d’informations et de mesures, recherche sur les mesures de pollution des eaux souterraines) ;

  • empêcher la pollution et réduire les rejets (sensibilisation, programme d’aide à la prévention de la pollution, formation et assistance aux industriels et agriculteurs) ; et

  • assainir les eaux usées urbaines et industrielles.

Le plan d’action, troisième et dernier élément de la trilogie audit-stratégie-plan d’action sur laquelle repose la monographie régionale de l’environnement de la RENO, comprend quatre actions dont le but est de contribuer à la pérennité des ressources en eau de la RENO. Le plan d’action a évaluer le coût de ces quatre actions à près de trois millions de dirhams.

  • Air :

Il n’ y a pas actuellement de mesures directes de la qualité de l’air dans la RENO en dehors de Rabat. On peut estimer la situation actuelle à partir des quantités de polluants émises dans l’atmosphère : le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx) et les matières en suspension (MES). La majeure partie des rejets gazeux proviennent des transports (voitures, camions, bus) et des industries (y compris les sources de production d’énergie telles que les centrales thermiques). Les rejets gazeux de SO2 prédominent dans le nord et le centre, là où prédomine l’industrie. En revanche, le Sud de la RENO consomme le plus le plus de carburant et rejette le plus de NOx.

Les rejets gazeux devraient fortement progresser à moyen et long termes. Les rejets totaux de SO2 augmenteront de 41% de 1996 à 2005 et de 146% de 1996 à 2020. L’augmentation des rejets de NOx à moyen et long termes (2005 et 2020) sera de 30% et 78% respectivement. Enfin, les rejets de MES augmenteront de 35% d’ici 2005 et de 102% entre 1996 et 2020. La population sera donc exposée à un air de plus en plus pollué, en particulier aux abords des grandes villes.

L’air dans la RENO est plus pollué que dans le reste du Marc et la lutte contre la pollution de l’air est donc une priorité régionale. Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement doit apporter une attention particulière aux problèmes de pollution de l’air et mettre en place le plus vite possible les recommandations de la stratégie.

Les objectifs de la Stratégie Environnementale de la RENO, calqués sur les objectifs de la Stratégie Nationale, s’expriment en termes de réduction des rejets par rapport aux rejets prévus pour 2005. Les objectifs à moyen terme ont pour but de stabiliser les rejets gazeux aux niveaux de 1992 ; les objectifs à long terme ont pour but de réduire les rejets par rapport aux niveaux de 1992, améliorant ainsi la qualité de l’air.

Les principales mesures que le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement doit mettre en place rapidement comprennent :

  • surveiller les indicateurs de la qualité de l’air (faire la liste et étudier les sources de pollution et mesurer les indicateurs) ;

  • réduire les volumes de rejets (sensibiliser la population, réduire la consommation de carburants, améliorer la circulation urbaine) ; et

  • réduire la concentration de polluants dans les rejets :

- réglementer les rejets ;
- traiter les rejets polluants ; et
- moderniser les équipements et procédés (technologies propres).

Le plan d’action comprend trois actions dont le but est de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air de la RENO. Le plan d’action a évalué le coût de ces trois actions à près de 4,5 millions de dirhams.

  • Déchets :

Les villes de la RENO devraient produire 1 184 501 t d’ordures ménagères en 2005 (augmentation de 40% par rapport à 1995) et 1 797 6602 t en 2020, soit plus de deux fois la quantité actuelle. La situation actuelle de la RENO est similaire à celle du reste du Maroc. Les problèmes environnementaux liées aux déchets restent tout de même très présents et doivent être abordés par ordre d’importance :

  1. Ordures ménagères ; et

  2. Déchets industriels et hospitaliers.

La stratégie régionale a gardé les mêmes objectifs que la Stratégie Nationale pour la gestion des déchets municipaux et des déchets industriels. Pour les déchets hospitaliers, elle a ses propres objectifs.

Déchets municipaux : le taux de collecte devrait augmenter de 85% en 1992 à 90% en 2005 et 95% en 2020 ; le taux de recyclage des papiers/cartons de 2% en 1995 à 5% en 2005 et 10% en 2020 ; et le taux de mise en décharge sauvage devrait baisser de 51% en 1992 à 25% en 2005 et zéro en 2020.

Déchets industriels : la production de déchets industriels devrait baisser de 15ù en 2005 et 30ù en 2020 par rapport aux quantités projetées. En outre, le taux de recyclage devrait passer à 35% d’ici 2005 et 46% d’ici 2020 ; le taux de traitement ou élimination des déchets à 20% et 40% à moyen termes ; et le taux de mise en décharge sauvage à 25% en 2005 et zéro 2020..

  • Déchets hospitaliers :

La RENO devrait augmenter le taux de traitement des déchets hospitaliers à 50% à moyen terme (2005) et ) 100% à long terme (2020.).

Pour atteindre ces objectifs stratégiques, il faudra :

  • contrôler et surveiller les déchets ;

  • renforcer la capacité de gestion des collectivités locales ; et

  • prendre des mesures techniques et financières :

  • ordures ménagères : aide financière aux collectivités locales ;

  • déchets industriels : réglementation adaptée, aide aux traitement des déchets dangereux ; et

  • déchets hospitaliers : sensibilisation et formation du personnel de santé au tri des déchets contaminés.

Le plan d’action comprend quatre actions dont le but est d’améliorer la gestion des déchets de la RENO. Le plan d’action a évalué le coût de ces quatre actions à près de deux millions de dirhams.

  • Sols et Forêts :

La RENO subit l’érosion la plus forte du Maroc. Si aucune mesure de réduction n’est prise, la perte annuelle de sols atteindra 12,9 millions de tonnes en 2010, en nette progression par rapport aux 11,1 millions de tonnes de sols perdus en 1998. Cette perte de sols entraîne aussi une perte de fertilité, productivité et couche arable. La lutte contre la perte de sols est donc une priorité régionale.

La lutte contre l’érosion fait appel à des efforts de reboisement, de protection du couvert végétal et d’aménagement des terrains (par exemple terrassement, modification du ruissellement). Ces interventions tombent sous la responsabilité de l’administration forestière. Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement doit donc coopérer de toute urgence avec l’Administration des Eaux et Forêts et de la Conservation des Sols (AEFCS) pour limiter l’érosion.

  • Forêts :

La gestion des forêts est sous la responsabilité de la DREF-NO et de la DREF-Rif. La pression humaine sur le domaine forestier de la DREF-Rif se fait de plus en plus ressentir. Les principaux facteurs de dégradation sont le déboisement, les incendies de forêts, le surpâturage et la surexploitation du bois de feu. Deux menaces pèsent sur les forêts de la DREF-NO : la surconsommation de bois de feu et les coupes illégales d’eucalyptus.

La DREF- NO et la DREF-Rif sont les deux directions régionales de l’AEFCS les mieux pourvues en personnel techniques et sont compétentes pour étudier et prendre en charge les problèmes environnementaux des sols et des forêts. Il n’est donc pas nécessaires que le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement propose une série de recommandations supplémentaires, probablement redondantes avec les autres plans existants. En revanche, le SEE reste responsable de la protection de l’environnement. Il devra donc s’assurer que les mesures d’atténuation sont effectivement mises en place et que des progrès sont réalisés dans la lutte contre le déboisement et l’érosion.

Le plan d’action comprend deux action dont le but est de réduire la dégradation des sols et des forêts de la RENO. Le plan d’action a évalué le coût de ces deux actions à dix millions de dirhams.

  • Littoral :

Qualité des eaux de baignade : les rejets des activités agricoles, industrielles et urbaines menacent les eaux littorales. Ces eaux usées transitent via les oueds ou sont directement rejetées en mer. La construction de barrages sur certains fleuves aggrave les problèmes de pollution, car elle réduit les débits de ces fleuves et donc la possibilités de dilution des polluants et de lavage des berges. Ces différents facteurs contribuent à une dégradation prononcée de la qualité des eaux de baignade de la RENO. Le Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes mesure depuis 1994 la qualité des eaux de baignade sur les côtes de la RENO. Ces analyses ont montré que le nombre de plages non-conformes pour la baignade ne cesse d’augmenter.

La dégradation des eaux de baignade est maintenant plus avancée dans la RENO que dans le reste du Maroc ; l’amélioration de la qualité des eaux de baignade est donc une priorité régionale. La qualité des eaux de baignade et la dégradation des eaux littorales en général s’amélioreront dès que l’assainissement des eaux usées sera réalisé. Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement doit aussi poursuive ses efforts de contrôle et de prévention de la pollution sur le littoral en élargissant le réseau de stations de prélèvements et d’analyses des eaux littorales.

Biodiversité : les activités humaines menacent 271 espèces marines au Maroc : 108 espèces de coraux dont le corail rouge exploité dans la RENO, 85 espèces de poissons, 23 espèce de crustacés, 21 espèces de cétacés et de pinnipèdes (le phoque moine est absent de l’aire d’étude bien que le Maroc abrite la plus grande colonie au monde) , 20 espèces de mollusques, six espèces de tortues marines et cinq espèces d’éponges (très rares au Maroc mais peu exploitées).

L’état actuel de la population de plusieurs espèces littorales est méconnu et doit faire l’objet d’étude approfondies. La protection de la diversité biologique du littoral doit aussi être synonyme de réglementation et de surveillance.

Erosion des plages : suite aux diverses pressions humaines, plusieurs pans du littoral sont sujets à l’érosion sous l’effet de la houle (pendant les tempêtes), du vent et de la pluie. Plusieurs facteurs favorisent la dégradation du littoral : création de barrages en amont qui réduisent les dépôts sédimentaires aux embouchures, constructions résidentielles et bétonisation généralisée des conurbations côtières.

Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement doit prendre des mesures pour limiter l’érosion des plages de la RENO, notamment une réglementation plus stricte rationalisant l’extraction de sable sur le littoral.

Le plan d’action comprend deux actions dont le but est de contribuer au développement durable du littoral de la RENO. Le plan d’action a évalué le coût de ces deux actions à quatre millions de dirhams.

  • Environnement Urbain et Patrimoine Historique et Culturel

  • Environnement urbain :

La RENO est plus urbanisée que le Maroc : 59% de sa population habite en ville et l’accroissement annuel moyen de la population urbaine y est plus élevé qu’au Maroc.

Les deux indicateurs retenus pour caractériser l’environnement urbain sont le pourcentage de population vivant dans des bidonvilles et la superficie d’espaces verts par habitant. Près de 115 000 ménages de la RENO vivent dans un logeemnt sommaire ou bidonville, soit environ le tiers des ménages marocains vivant dans des conditions précaires. Les villes de la RENO souffrent aussi d’un manque d’espaces.

Verts : 3 m²/habitant à Rabat et seulement 0,5 m²/habitant à Tanger et Tétouan, ce qui reste bien inférieur aux 10 m²/habitant recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Le pourcentage de la population vivant dans des bidonvilles est plus élevé dans la RENO que dans le reste du Maroc. La réduction du nombre d’habitats dans les bidonvilles et zones insalubres est donc une priorité régionale.

Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement doit avant tout concentrer ses efforts sur les questions d’environnement, telles que l’assainissement des eaux usées ou la collecte des déchets par exemple, et laisser au Ministère de l’Habitat le soin d’améliorer la situation des populations vivants dans des bidonvilles.

  • Patrimoine historique et culturel

La RENO dispose d’un riche patrimoine historique et culturel. Le patrimoine souffre en général d’un manque de protection qui le détruit progressivement. Les monuments subissent des dégradations diverses, dues à la pollution de l’air, aux constructions illégales, aux amoncellements de déchets, aux vibrations d’engins de tous genres illégales, aux amoncellements de l’humidité, au vent et à la pluie. Ces pressions sur l’état du patrimoine devraient s’estomper au fur et à mesure que les recommandations de cette Stratégie Environnement seront mises en application.

La plupart des autres problèmes de sauvegarde du patrimoine sont dus à des lacunes de la loi et à un manque d’application des rares textes qui existent. Il appartient au Ministère des Affaires Culturelles de remédier à cette situation en adoptant des sanctions dissuasives et en faisant respecter les dispositions légales existantes.

  • Plan d’Action :

Le plan d’action proposé est relativement modeste puisqu’il comprend moins d’une vingtaine d’actions au caractère régional très prononcé. L’ensemble de ces actions ne représente qu’une partie de ce qu’il faut faire pour atteindre les objectifs de qualité de la stratégie. Le reste est déjà couvert par les actions sectorielles des autres départements et des collectivités locales :

  1. Créer un comité de suivi du plan d’action

  2. Créer trois antennes régionales de l’environnement à Rabat, Kénitra et Tanger

  3. Créer trois observatoire régional de l’environnement

  4. Mette en place un système d’information et de suivi de la qualité des eaux et des sols dans les périmètres irrigués de la plaine du  Gharb.

  5. Etablir un diagnostic approfondi de l’utilisation des pesticides dans les zones de culture intensive

  6. Réduire les rejets des sucreries du Bas Sebou

  7. Sensibiliser les agriculteurs des périmètres irrigués aux problèmes de pollution

  8. Etablir un réseau d’information et de mesure des indicateurs de la qualité de l’air à Tanger, Tétouan et Kénitra (semblable à celui de
    Rabat)

  9. Sensibiliser les différents acteurs à la nécessité d’améliorer la qualité de l’air

  10. Préparer des plans d’action de réduction des rejets gazeux des principales sources industrielles de la RENO

  11. Etudier la gestion des déchets industriels et hospitaliers de la RENO

  12. Former le personnel des collectivité locales en gestion des déchets

  13. Former le personnel hospitalier en gestion des déchets

  14. Former le personnel industriel en gestion des déchets

  15. Réaliser une étude pédologique de la moitié nord de la RENO

  16. Mettre en œuvre un projet de contrôle d’érosion des sols dans un bassin versant du nord de la RENO (semblable au projet pilote du  projet PREM dans le bassin versant de l’Oued Nakhla).

  17. Préparer un plan de protection du corail rouge au large d’Asilah et larache

  18. Préparer un schéma directeur de développement durable du littoral de la RENO
     

Copyright © : Observatoire National de l'Environnement du Maroc - 2002
Secrétariat d'Etat chargé de l'Environnement