I -
Problématique de l’environnement dans la région de l’Oriental
L’étude
monographique de la région de l’Oriental a permis d’identifier trois
grands problèmes au niveau de cette région :
-
L’eau ;
-
La
désertification (destruction des sols et de la végétation, y compris la
perte en biodiversité de la flore et de
la faune) ;
-
La croissance démographique et le développement urbain.
Parmi les
problèmes "de deuxième rang" on peut citer :
L’EAU
Pour la
région de l’Oriental, le climat qui règne est de type aride à
semi-aride. La pluviométrie moyenne annuelle est de l’ordre de 350 mm
dans la partie nord, et ne dépasse pas 150 mm dans la partie sud. La
quantité globale des eaux de la Moulouya est généralement bonne, excepté
l’Oued Isly qui reçoit les rejets urbains de la ville d’Oujda, l’aval de
la Moulouya qui présente une légère pollution avec une minéralisation
assez forte, l’Oued Cherâa à l’aval de la ville de Berkane où la qualité
bactériologique est très mauvaise et l’Oued Selouane à l’aval du centre
de Selouane où la qualité est très mauvaise avec des eaux fortement
minéralisées. En ce qui concerne les eaux souterraines, la région
renferme un certain nombre d’aquifères, dont l’importance et la qualité
varient d’une zone à l’autre, en fonction des structures géologiques, de
la nature des terrains, et de la pluviométrie. Dans le domaine de l’eau,
le plan d’action de cette monographie prévoit les actions suivantes :
Action 1
:
Equipement en stations d’épuration des centres prioritaires dont
l’impact sur les ressources en eau est majeur (Oujda, Berkane et Nador)
et réhabilitation des stations d’épuration existantes et non
fonctionnelles (Zaïo, bni Drar et El Aïoun)
-
Sélectionner les centres dont l’impact des rejets des eaux usées sur les
ressources en eau est éminent ;>
-
Réhabiliter les stations d’épuration existantes, améliorer leur
rendement épuratoire et mettre en place un système de prise en charge en
vue de leur fonctionnement adéquat ;
-
Réaliser
les études et travaux complémentaires nécessaires pour la généralisation
de l’épuration des effluents des villes et centres de la REO.
Coût : Le coût de réalisation
d’une station d’épuration reste très relatif (type de station, débit
d’eau traité, population couvert…). A titre indicatif, une station
d’épuration par lagunage qui dessert une population de 50.000 habitants
construite sur une superficie de 6 hectares coûte environ 14 millions de dirhams.
Action
2 :
Assainissement des eaux usées dans la province de Figuig.
Coût : Le coût moyen pour
l’équipement en réseau d’assainissement est de 600
DH/ML y compris tous les équipements nécessaires.
Action 3
:
Réhabilitation des réseaux d’assainissement conformément aux différents
schémas directeurs d’assainissement.
-
A partir
des données des schémas directeurs d’assainissement des différents
centres urbains, il faut sélectionner les zones critiques à
dysfonctionnement grave au niveau du réseau ;
-
Etablir
un programme d’urgence des travaux d’équipement en réseaux
d’assainissement ;
-
Encourager la population à se connecter au réseau d’assainissement en
pratiquant une politique de prix de branchement symbolique ( cas de
Bouarfa et Figuig)
Action 4
:
Mobilisation et réutilisation des eaux usées des villes Oujda, Nador et
Berkane dans l’irrigation
Action 5 :
Aménagement et équipement des points d’eau en milieu rural
Action 6 :
Amélioration du rendement global du réseau d’eau potable
-
Réaliser
une étude d’évaluation des pertes d’eau au niveau du réseau de
distribution ;>
-
Elaborer
un programme d’action pour améliorer les rendements des réseaux
d’adduction et de distribution et lutter contre les pertes et fuites
d’eau potable.
Coût : Le coût moyen de la
réhabilitation du réseau et par la suite gagner en efficience est
d’environ 300DH/mètre linéaire.
Action 7 :
Economie de l’eau en irrigation (PMH et grande hydraulique)
-
Faire un
diagnostic des pertes au niveau des différents réseaux d’irrigation
aussi bien dans les périmètres de PMH que dans la grande hydraulique ;
-
Réhabilitation des réseaux des périmètres PMH ce qui aura pour
conséquence l’augmentation de la consommation nette d’environ 15% et
l’amélioration des rendements des cultures ;
-
L’efficience de l’irrigation à la parcelle doit être améliorée dans la
Grande Hydraulique ( 70% en gravitaire et 80% en aspersion).
Coût : le coût moyen
d’aménagement d’un hectare irrigué est de :
Action 8 :
Economie de l’eau en
industrie
-
Faire un
diagnostic des pertes au niveau des circuits d’eau des grands
consommateurs ;
-
Elaborer
un programme d’encouragement du recyclage de réutilisation des eaux
usées ;
-
Amélioration des rendements des diverses opérations unitaires
constituant le procédé tant au niveau de l’ingénierie de leur
conception, des technologies utilisées que de leur conduite en vue d’une
utilisation rationnelle de l’eau ;
-
Amener
les grandes entreprises à se certifier en matière d’assurance qualité ce
qui permettra, entre autres, la préservation de l’environnement dans
tous ses aspects.
Action 9 :
Etude d’un plan régional
de la protection des ressources en eau
-
Elaborer
un plan, à l’échelle de la région hydraulique de la Moulouya, de
protection des ressources en eau, tenant compte des données techniques,
économiques et environnementales.
Action 10 :
Surveillance et suivi de
la qualité des eaux dans différents points du réseau hydrographique de
la Moulouya et dans les différentes nappes de l’oriental
Action 11 :
Rationalisation des
usages des engrais et pesticides en agriculture
DESERTIFICATION
La
couverture végétale dans le Maroc oriental étant très dégradée,
l’érosion y est importante, mais présente un ensemble de contrastes.
Dans des secteurs particuliers, l’érosion revêt un aspect
catastrophique, notamment là où la couverture pédologique est la plus
précieuse.Les sols sont vulnérables, d’autant plus que, souvent, ils ont
une texture limoneuse et une structure instable. Le taux faible de
matière organique empêche la constitution d’agrégats stables, seule
garantie d’une structure poreuse. A cause du climat, les sols sont
faiblement évolués et présentent des profils peu profonds. Par ailleurs,
ce sont des sols peu riches en matière organique, d’où leur structure
fragile et leur rapide désagrégation avec l’arrêt du drainage interne en
cas de précipitation intense.
Dans les
hauts plateaux qui sont des milieux arides, les causes de
désertification sont diverses :
La menace
de salinisation des sols des périmètres irrigués est tout à fait réelle
:
-
Dans la
basse Moulouya, ce risque est lié à l’irrigation (salinité secondaire) ;
-
Dans les
périmètres d’irrigation des zones sud, c’est la raréfaction de l’eau qui
entraîne ce phénomène ;
-
A Figuig,
l’eau de la nappe est fortement saline et l’épuisement de certaines
nappes accuse ce caractère. Cet effet est net en année sèche et en été.
Pour
lutter contre la désertification, le plan d’action de cette monographie
prévoit l’action suivante :
Action :
Lutte contre la
désertification
-
Arrêt des
activités de dégradation de la végétation ;
-
Régénération naturelle, assistée ou artificielle des écosystèmes
naturels divers ;
-
Revégétalisation et reforestation avec les espèce adaptées (autochtones
en priorité et exotiques) ;
-
Protection des sols contre l’érosion ;
-
Fixation
mécanique et biologique des dunes ;
-
Lutte
contre la salinisation des sols.
BIODIVERSITE
La
situation biogéographique du Maroc oriental au sens large montre que des
diversités écologique, biogéographique, floristique, faunistique,
écosystémique caractérisent cette partie du territoire marocain.Cette
région possède des potentialités forestières importantes qui s’adaptent
à son climat à dominance aride et semi-aride, la forêt occupe 2 067 704
250 ha.
Les
productions forestières commercialement intéressantes au niveau de la
région de l’Oriental sont le bois de feu, le bois de mine, le charbon de
bois et l’huile de romarin. Cependant les quantités produites restent
insuffisantes par rapport à la production nationale.
Les SIBE
définis pour le domaine continental sont plus nombreux que ceux du
littoral et sont au nombre de six, si l’on excepte les deux zones
humides du Barrage Mohammed V et l’Oued Zegzel.
-
Les SIBE
du littoral sont ceux de l’embouchure de la Moulouya , la lagune de
Nador et le Cap des Tois fourches ;
-
Les SIBE
du domaine continental sont ceux de Jbel Gourougou, Massif de Béni
Snassen, Chekhar , Lalla Mimouna, Lalla Chafia et Jbel Krouz.
L’action prévue dans ce domaine est :
Action :
Conservation et protection des Sites d’Intérêt Biologique et
Ecologique (SIBE)
LE
DEVELOPPEMENT URBAIN
La REO
connaît un développement urbain rapide et un exode rural très marqué
dans les décennies passées. Cependant, le développement de
l’infrastructure urbaine, surtout en ce qui concerne l’alimentation en
eau potable, la canalisation pour évacuer les eaux usées, le traitement
de ces eaux et l’évacuation des déchets n’a pas pu aller de pair avec
l’accroissement de la population urbaine et l’extension des zones
bâties. De ce développement, il résulte une série de problèmes de
l’environnement :
-
Accroissement rapide, peu organique et mal organisé de la zone bâtie ;
-
Problèmes
de drainage, d’évacuation et d’épuration des eaux usées ;
-
Problèmes
de déchets ;
-
Problèmes
de la qualité de l’air, surtout dus au trafic ;
-
Problèmes
d’habitat insalubre, ce qui se traduit finalement dans des problèmes de
santé publique.
Pour
l’environnement urbain, le plan d’action prévoit les actions suivantes :
Action 1
:
l’actualisation du « Schéma Régional d’Aménagement du Territoire » et
des SDAU et l’élaboration des Plans d’Aménagement et des études
spécifiques de restauration et de réhabilitation.
Action 2 :
La réalisation d’habitat social pour le relogement des
expropriés des tissus anciens et des quartiers d’habitat non
réglementaire, en se basant sur les enquêtes déjà menées à travers les
différents centres et qui ont révélé les secteurs abritant les
bidonvilles et les quartiers sous équipés nécessitant une intervention.
Action 3 :
Réalisation, extension ou rénovation des équipements de base
dans la ville d’Oujda.
Action 4 :
La réalisation d’une rocade périphérique pour dévier la RP 27 d’Oujda
Berkane et éviter le passage obligatoire des véhicules par le centre de
la ville de Berkane.
Coût : 30
millions DH
Action 5 :
La constitution d’une réserve foncière de toutes les parcelles de
bâtiments en ruine et présentant un intérêt stratégique ainsi que des
espaces naturels menacés par l’urbanisation.
Action 6 :
Constitution d’un document rassemblant tous les textes de loi et
traités internationaux, ratifiés par le Gouvernement marocain,
concernant la protection de l’environnement, notamment dans le domaine
du développement urbain.
LITTORAL
On peut
avancer que la plupart des étendues côtières du littoral méditerranéen
de la REO ne sont pas encore très atteintes par la pollution, bien que
certaines zones soient à un état avancé de dégradation : il s’agit de la
zone du port de BENI-ANSAR (déchets industriels, déchets solides), la
zone urbaine de la lagune de la MAR CHICA où une pollution chimique
organique et bactériologique semble assez élevée, la zone de KARIAT
AREKMANE (urbanisation du littoral accentué avec risques d’érosion
marine et pluviale), l’embouchure de l’Oued MOULOUYA qui rejette en
Méditerranée toutes les formes de pollution qu’elle reçoit lors de la
traversée des zones où l’activité industrielle (exploitations minières,
sucrerie SUCRAFOR), agricole (utilisation d’engrais, pesticides,
herbicides, eaux de ruissellement) et urbaine (eaux usées domestiques)
est importante.
Les
actions prévues pour la conservation du littoral sont :
Action 1 :
Plan directeur pour le littoral de la REO
-
Interdire
les constructions non réglementées sur le littoral ;
-
Les
établissements touristiques et résidences estivales devront épurer et
traiter tous les effluents avant rejet en mer ;
-
Collecte
régulière des déchets solides ;
-
Elaboration d’un plan d’aménagement pour les différentes stations
touristiques le long du littoral ;
-
Campagnes
de reboisement.
Action 2 :
Qualité des eaux de la Mar Chica
-
Contrôler
et renforcer les contrôles existants des rejets, des eaux de la Mar
Chica et des organismes marins ;
-
Rechercher des sources de financement pour l’extension de la station
d’épuration de Nador ;
-
Contrôler
et améliorer l’efficacité de la station d’épuration de Nador ;
-
Interdire
tout rejet urbain ou industriel direct dans la Mar Chica ;
-
Réduire
les constructions et autres activités polluantes tout autour de la Mar
Chica ;
-
Protection de la Mar Chica par un statut juridique.
Coût : 8.780.000DH
QUALITE DE L’AIR
La
situation est préoccupante concernant la qualité de l’air dans la REO.
Dans les zones d’exploitations minières, la dégradation de
l’environnement est en généralement bien avancée et des risques
sanitaires potentiels existent pour la population fréquentant ces zones.
Les rejets poussiéreux et les émissions gazeuses de SO2 et la vapeur de
plomb, mesurées à proximité des fonderies et des mines sont importantes,
La Centrale Thermique de Jerada, à son tour, émet des quantités
considérables de particules, de gaz sulfureux et d’oxydes d’azote
générant des risques pour la santé de la population de la zone
avoisinante. Concernant la sucrerie SUCRAFOR installée à proximité de la
localité de Zaio, on note des émissions élevées de MPS (plus de 1500
tonnes annuellement) et de SO2 (plus de 235 to/an). Au niveau de la
SONASID, si les rejets atmosphériques (SO2, NOx, HC) ne semblent pas
soulever de problèmes particuliers localement, il semble qu’une fois
combinés à la pollution due au Centre Urbain de Nador, aux transports
routiers, et aux activités portuaires à proximité (Nador, Beni-Ansar),
ils puissent générer une pollution photochimique dans cette zone.
Pour la
qualité de l’air, le plan d’action de cette monographie prévoit les
actions suivantes :
Action 1 :
Contrôle régulier des véhicules
-
Renforcer
les structures des centres de visites techniques par l’achat
d’analyseurs de gaz d’échappement, ainsi que leur statut administratif ;
-
Organiser
des cycles de perfectionnement pour les cadres et techniciens de ces
centres ;
-
Sensibiliser les automobilistes ;
-
Appliquer
de manière stricte la loi sur les émissions automobiles ;
-
Campagnes
de contrôle.
Coût : le
coût total estimé pour la période 2005 à 2024 est de 25.8 millions de DH
Action 2
:
Contrôle des rejets gazeux de la SFPZ
Coût : le
coût de réalisation d’une étude préalable permettant de réaliser un
audit environnemental et proposer les procédés de dépollution appropriée
est estimé à 280.000DH
Action 3
:
Traitement des rejets gazeux de la centrale thermique de Jerada
Coût : le
coût de réalisation d’une étude préalable est estimé à 250.000 DH
Action 4
:
Utilisation de sources d’énergie moins polluantes : cas de HOLCIM
Le FODEP
peut assurer une partie du financement de ces trois actions
LA POLLUTION
INDUSTRIELLE
Le
problème de pollution industrielle à l’échelle de l’oriental se pose
essentiellement au niveau de la province de Jerada. Cette pollution est
due, au premier lieu aux rejets gazeux produits par la Fonderie de Plomb
Zellidja (SFPZ) et par la centrale thermique. A part le dépoussiérage,
ces gaz sont rejetés dans l’atmosphère sans aucun autre traitement.Dans
ce domaine, les actions suivantes sont proposées
Action 1
:
Etude des possibilités d’économie d’eau douce utilisée pour les
besoins industriels au niveau de la REO
Coût :
800.000 DH
Action 2 :
Promotion de l’utilisation des technologies propres dans les
industries de la région
-
Faire
l’inventaire des technologies propres peu onéreuses et susceptibles
d’être utilisées en Oriental ;
-
Diffuser
ces technologies auprès des industries concernés ;
-
Organiser
des campagnes de sensibilisation et d’information sur les technologies
propres disponibles.
Coût :
300.000 DH
Action 3 :
Etude de schéma de collecte et traitement des rejets liquides au
niveau des zones industrielles de la région.
-
Inventaire des rejets liquides et leurs caractéristiques pour les
principales zones industrielles de la région, notamment celles de Nador
et d’Oujda ;
-
Etudes
d’Avant Projet Sommaire et d’Avant Projet Détaillé des schémas de
collecte et de traitement des rejets en question. L’accent devant être
mise sur des chaînes de traitement primaire (floculation-coagulation-décantation-neutralisation…)
.
Coût :
1.200.000 DH
Action 4
:
Traitement des rejets gazeux de la SFPZ
Coût : Le
coût de réalisation d’une étude préalable permettant de réaliser un
audit environnemental et proposer les procédés de dépollution appropriée
est estimé à 280.000 DH.
Action 5
:
Traitement des rejets gazeux et liquides de la centrale thermique de Jerada.
Coût :
250.000 DH
Action 6
:
Traitement et réutilisation des eaux usées de la SUCRAFOR.
Coût : 34
millions de DH
Le FODEP
peut participer en partie au financement de ces actions
Action 7
:
Reboisement des digues de la Compagnie Minière de Touissit (CMT)
Coût : le
coût dépendra du type d’arbres à planter, une moyenne de 7 000 DH/ha
peut constituer une base de travail.
LES DECHETS
Les
villes de Oujda, Nador et Berkane prédominent dans l'oriental en terme
de population urbaine et de production de déchets solides. La production
spécifique journalière des ordures ménagères est fonction du taux
d'urbanisation, de la taille et de la richesse de la commune. La moyenne
pondérée à l'échelle des provinces de la REO est de l'ordre de 0.87 kg/hab/j.
Même si les taux de collecte semblent un peu élevés, les décharges
municipales ne sont pas contrôlées, en plus de l'existence d'un nombre
important de dépotoirs sauvages.Pour la gestion des déchets, les actions
suivantes sont prévues :
Action 1 :
Amélioration de la gestion des déchets solides municipaux
-
Prévenir
la production de déchets et la réduire à la source : l’économie de
l’énergie, la réduction de la consommation, une meilleure utilisation de
l’eau, le tri à la source (collecte sélective), prévenir ou réduire la
production de déchets et leur nocivité ;
-
Compostage des matières organiques, tris, récupération et recyclage des
matériaux recyclables (plastiques, verre, papiers-cartons et métaux) ;
-
Elimination sans danger ni pollution des déchets non récupérables par
incinération ou mise en décharge contrôlée ;
-
Mise en
place d’unités de compostage et de centres d’enfouissement techniques à
Oujda, Berkane et Nador.
Action 2 :
Amélioration de la gestion des déchets industriels
-
Réduire
la production des déchets en utilisant des techniques propres ;
-
Réduire
le caractère des déchets dangereux en contrôlant les substances toxiques
qui s’y trouvent ;
-
Réutiliser le plus possible de matériaux et de matières récupérables ;
-
Favoriser
les traitements in situ lorsqu’ils sont économiquement et techniquement
faisables ;
-
Favoriser
les traitements qui permettent une récupération d’énergie ;
-
Identification et déclaration des déchets.
Action 3 :
Amélioration de la gestion des déchets hospitaliers
-
Mise en
place d’incinérateurs propres à chaque structure de santé ;
-
Mise en
place d’une solution intégrée de gestion des déchets hospitaliers
publics et privés ;
-
Mise en
place et/ou redynamisation des services d’hygiène hospitaliers ;
-
Formation
du personnel des hôpitaux sur les bases d’une bonne gestion.
SANTE PUBLIQUE ET DEMOGRAPHIE
Action 1 :
Programme de planification familial.
Action 2 :
Programmes de formation et d’éducation des
femmes en milieu rural.
-
Instructions
en soins médicaux basiques ;
-
Instructions
en hygiène générale, alimentation, gestion ménagère… ;
-
Programmes
de développement d’activités productives.
Action 3 :
Projet pilote de production décentralisée de biogaz.
PATRIMOINE CULTUREL ET HISTORIQUE
Action 1 :
Les fouilles archéologiques
Action 2 :
L’inventaire des biens culturels et naturels.
-
Dresser
l’inventaire des richesses artistiques et naturelles de la REO ;
-
Rassemblement de toutes les informations recueillies sur place et
expédition au service central qui se chargera de les intégrer dans
l’inventaire national et dans le processus de planification.
Action 3 :
Le classement et l’inscription ( activation des classements courants
et propositions de nouveaux).
-
Renforcement
de la coordination entre les différents départements de gestion et de
conservation du patrimoine culturel et immobilier
-
Proposition
de nouveaux classements par l’encouragement des groupes dont la vocation
culturelle est manifeste à œuvrer pour la conservation des biens
culturels et naturels dont ils ont soit la gestion soit un intérêt dans
le domaine de la recherche ;
-
Création
d’une inspection des monuments et des sites de l’Oriental qui sera
chargé de recueillir les demandes de classement et d’aider à la
réalisation des dossiers techniques.
Coût :
Fonctionnement annuel : 50.000 DH.
EDUCATION
Action 1 :
Elaboration de matériel éducatif environnemental pour les écoles.
Action 2 :
Préparation d’une campagne de sensibilisation pour le grand public.
L’ASPECT LEGISLATIF ET INSTITUTIONNEL
Action 1 :
La mise en place du Conseil Consultatif Régional de l’Environnement.
Action 2 :
Créer des commissions provinciales et municipales.
Action 3 :
Créer un Observatoire Régional de l’Environnement (ORE).