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Monographie de l’Environnement
 de la Région de l'Oriental

 

La Région de l'Oriental (RO) regroupe les provinces de l'extrême est du Maroc. A la suite du récent découpage administratif, elle est partagée en une préfecture : Oujda Angad, et cinq provinces : Nador, Berkane, Taourirt, Jerada et Figuig.

La RO compte 1'769'000 habitants, soit 6,6 % de la population du Maroc répartis sur une vaste superficie donnant une densité faible de l’ordre de 21,4 habitants/km². Cependant, trois agglomérations urbaines abritent à elles seules près du 2/3 de la population :Oujda, le Grand Nador et le Grand Berkane.

La RO est constituée par trois grandes unités à savoir les plaines de la Basse Moulouya, les Hauts Plateaux steppiques et le domaine montagneux. Les caractéristiques géologiques sont à dominance calcaire. Le climat de la région est de type méditerranéen, caractérisé par des ambiances semi-arides au Nord, subhumides en milieux de moyennes montagnes et alticoles, arides dans le couloir de Taourirt - El Aïoun - Oujda et sur les Hauts Plateaux, et présahariennes à sahariennes au niveau des secteurs méridionaux. La végétation qui suit est d’une diversité remarquable des essences sylvatiques adaptés au contexte écologique local.

L’agriculture, comme partout au Maroc, occupe une place considérable dans l’économie de la région, elle est importante surtout dans la partie Nord là où, en plus de la céréaliculture, les cultures industrielles, maraîchères et l’arboriculture fruitière occupent des superficies appréciables. Dans la partie sud, le pastoralisme domine l’activité du monde rural. Sur le littoral méditerranéen, la pêche connaît un réel essor dû principalement à l’augmentation de la production du port de Béni N’sar. Cependant, les activités industrielles et artisanales restent dépourvues de bases lui permettant une réelle expansion. L’activité commerciale dans la région est qualifiée d’hypertrophique suite aux échanges frontaliers illégaux, mais elle contribue à coté du rapatriement des fonts des RME, à donner à la région une place financière importante.

En matière d’environnement, la RO se trouve confronté à plusieurs défis ayants des implications sur la qualité générale de l’environnement : l’aménagement du territoire, la préservation des ressources naturelles, et l’adaptation de l’économie marocaine aux nouvelles règles du jeu international. C’est dans la perspective de faire face à ces défis que s’inscrit l’élaboration de la monographie environnementale de la RO, ceci à travers la réalisation d’un état des lieux précis de la situation existante, l’établissement d’un profil environnemental de cette région mettant l’accent sur ses spécificités, ses potentialités et ces contraintes, et la définition d’un ensemble d’orientations et d’actions concrètes destinées à la protection de l’environnement sans pour autant hypothéquer le développement de la région.

I - Problématique de l’environnement dans la région de l’Oriental

L’étude monographique de la région de l’Oriental a permis d’identifier trois grands problèmes au niveau de cette région :

  • L’eau ;

  • La désertification (destruction des sols et de la végétation, y compris la perte en biodiversité de la flore et de la faune) ;

  • La croissance démographique et le développement urbain.

Parmi les problèmes "de deuxième rang" on peut citer :

  • Le littoral ;

  • La pollution atmosphérique ;

  • La pollution industrielle ;

  • Les déchets solides.

L’EAU

Pour la région de l’Oriental, le climat qui règne est de type aride à semi-aride. La pluviométrie moyenne annuelle est de l’ordre de 350 mm dans la partie nord, et ne dépasse pas 150 mm dans la partie sud. La quantité globale des eaux de la Moulouya est généralement bonne, excepté l’Oued Isly qui reçoit les rejets urbains de la ville d’Oujda, l’aval de la Moulouya qui présente une légère pollution avec une minéralisation assez forte, l’Oued Cherâa à l’aval de la ville de Berkane où la qualité bactériologique est très mauvaise et l’Oued Selouane à l’aval du centre de Selouane où la qualité est très mauvaise avec des eaux fortement minéralisées. En ce qui concerne les eaux souterraines, la région renferme un certain nombre d’aquifères, dont l’importance et la qualité varient d’une zone à l’autre, en fonction des structures géologiques, de la nature des terrains, et de la pluviométrie. Dans le domaine de l’eau, le plan d’action de cette monographie prévoit les actions suivantes :

Action 1 :

Equipement en stations d’épuration des centres prioritaires dont l’impact sur les ressources en eau est majeur (Oujda, Berkane et Nador) et réhabilitation des stations d’épuration existantes et non fonctionnelles (Zaïo, bni Drar et El Aïoun)

  • Sélectionner les centres dont l’impact des rejets des eaux usées sur les ressources en eau est éminent ;>

  • Réhabiliter les stations d’épuration existantes, améliorer leur rendement épuratoire et mettre en place un système de prise en charge en vue de leur fonctionnement adéquat ;

  • Réaliser les études et travaux complémentaires nécessaires pour la généralisation de l’épuration des effluents des villes et centres de la REO.

Coût : Le coût de réalisation d’une station d’épuration reste très relatif (type de station, débit d’eau traité, population couvert…). A titre indicatif, une station d’épuration par lagunage qui dessert une population de 50.000 habitants construite sur une superficie de 6 hectares coûte environ 14 millions de dirhams.

Action 2 :

Assainissement des eaux usées dans la province de Figuig.

  • Création d’un nouveau réseau d’assainissement

  • Equipement de ce centre en station d’épuration des eaux usées

Coût : Le coût moyen pour l’équipement en réseau d’assainissement est de 600 DH/ML y compris tous les équipements nécessaires.

Action 3 :

Réhabilitation des réseaux d’assainissement conformément aux différents schémas directeurs d’assainissement.

  • A partir des données des schémas directeurs d’assainissement des différents centres urbains, il faut sélectionner les zones critiques à dysfonctionnement grave au niveau du réseau ;

  • Etablir un programme d’urgence des travaux d’équipement en réseaux d’assainissement ;

  • Encourager la population à se connecter au réseau d’assainissement en pratiquant une politique de prix de branchement symbolique ( cas de Bouarfa et Figuig)

Action 4 :

Mobilisation et réutilisation des eaux usées des villes Oujda, Nador et Berkane dans l’irrigation

  • Réaliser un diagnostic de l’état actuel des rejets des eaux usées et leurs réutilisations ;

  • Etudier les potentialités de réutilisation en irrigation.

Action 5 :

Aménagement et équipement des points d’eau en milieu rural

  • Renforcer et encourager les efforts entrepris dans le cadre du PAGER ;

  • Accorder un intérêt particulier aux populations rurales les plus démunies en ressources en eau

Action 6 :

Amélioration du rendement global du réseau d’eau potable

  • Réaliser une étude d’évaluation des pertes d’eau au niveau du réseau de distribution ;>

  • Elaborer un programme d’action pour améliorer les rendements des réseaux d’adduction et de distribution et lutter contre les pertes et fuites d’eau potable.

Coût : Le coût moyen de la réhabilitation du réseau et par la suite gagner en efficience est d’environ 300DH/mètre linéaire.

Action 7 :

Economie de l’eau en irrigation (PMH et grande hydraulique)

  • Faire un diagnostic des pertes au niveau des différents réseaux d’irrigation aussi bien dans les périmètres de PMH que dans la grande hydraulique ;

  • Réhabilitation des réseaux des périmètres PMH ce qui aura pour conséquence l’augmentation de la consommation nette d’environ 15% et l’amélioration des rendements des cultures ;

  • L’efficience de l’irrigation à la parcelle doit être améliorée dans la Grande Hydraulique ( 70% en gravitaire et 80% en aspersion).

Coût : le coût moyen d’aménagement d’un hectare irrigué est de :

  • 20.000 DH en Petite et Moyenne Hydraulique

  • 100.000DH dans la Grande Hydraulique.

Action 8 :

Economie de l’eau en industrie

  • Faire un diagnostic des pertes au niveau des circuits d’eau des grands consommateurs ;

  • Elaborer un programme d’encouragement du recyclage de réutilisation des eaux usées ;

  • Amélioration des rendements des diverses opérations unitaires constituant le procédé tant au niveau de l’ingénierie de leur conception, des technologies utilisées que de leur conduite en vue d’une utilisation rationnelle de l’eau ;

  • Amener les grandes entreprises à se certifier en matière d’assurance qualité ce qui permettra, entre autres, la préservation de l’environnement dans tous ses aspects.

Action 9 :

Etude d’un plan régional de la protection des ressources en eau

  • Elaborer un plan, à l’échelle de la région hydraulique de la Moulouya, de protection des ressources en eau, tenant compte des données techniques, économiques et environnementales.

Action 10 :

Surveillance et suivi de la qualité des eaux dans différents points du réseau hydrographique de la Moulouya et dans les différentes nappes de l’oriental

  • Etudier la qualité des eaux souterraines et superficielles ;

  • Evaluer leur vulnérabilité

Action 11 :

Rationalisation des usages des engrais et pesticides en agriculture

  • Analyse des usages actuels des engrais et pesticides et leur rationalisation

  • Evaluation des impacts sur les ressources en eau à travers des études sur la nappe phréatique.

DESERTIFICATION

La couverture végétale dans le Maroc oriental étant très dégradée, l’érosion y est importante, mais présente un ensemble de contrastes. Dans des secteurs particuliers, l’érosion revêt un aspect catastrophique, notamment là où la couverture pédologique est la plus précieuse.Les sols sont vulnérables, d’autant plus que, souvent, ils ont une texture limoneuse et une structure instable. Le taux faible de matière organique empêche la constitution d’agrégats stables, seule garantie d’une structure poreuse. A cause du climat, les sols sont faiblement évolués et présentent des profils peu profonds. Par ailleurs, ce sont des sols peu riches en matière organique, d’où leur structure fragile et leur rapide désagrégation avec l’arrêt du drainage interne en cas de précipitation intense.

Dans les hauts plateaux qui sont des milieux arides, les causes de désertification sont diverses :

  • Le surpâturage ;

  • La mauvaise gestion des parcours ;

  • La désagrégation du sol par le labour ;

  • Les années de jachères.

La menace de salinisation des sols des périmètres irrigués est tout à fait réelle :

  • Dans la basse Moulouya, ce risque est lié à l’irrigation (salinité secondaire) ;

  • Dans les périmètres d’irrigation des zones sud, c’est la raréfaction de l’eau qui entraîne ce phénomène ;

  • A Figuig, l’eau de la nappe est fortement saline et l’épuisement de certaines nappes accuse ce caractère. Cet effet est net en année sèche et en été.

Pour lutter contre la désertification, le plan d’action de cette monographie prévoit l’action suivante :

Action :

Lutte contre la désertification

  • Arrêt des activités de dégradation de la végétation ;

  • Régénération naturelle, assistée ou artificielle des écosystèmes naturels divers ;

  • Revégétalisation et reforestation avec les espèce adaptées (autochtones en priorité et exotiques) ;

  • Protection des sols contre l’érosion ;

  • Fixation mécanique et biologique des dunes ;

  • Lutte contre la salinisation des sols.

BIODIVERSITE

La situation biogéographique du Maroc oriental au sens large montre que des diversités écologique, biogéographique, floristique, faunistique, écosystémique caractérisent cette partie du territoire marocain.Cette région possède des potentialités forestières importantes qui s’adaptent à son climat à dominance aride et semi-aride, la forêt occupe 2 067 704 250 ha.

Les productions forestières commercialement intéressantes au niveau de la région de l’Oriental sont le bois de feu, le bois de mine, le charbon de bois et l’huile de romarin. Cependant les quantités produites restent insuffisantes par rapport à la production nationale.

Les SIBE définis pour le domaine continental sont plus nombreux que ceux du littoral et sont au nombre de six, si l’on excepte les deux zones humides du Barrage Mohammed V et l’Oued Zegzel.

  • Les SIBE du littoral sont ceux de l’embouchure de la Moulouya , la lagune de Nador et le Cap des Tois fourches ;

  • Les SIBE du domaine continental sont ceux de Jbel Gourougou, Massif de Béni Snassen, Chekhar , Lalla Mimouna, Lalla Chafia et Jbel Krouz.

L’action prévue dans ce domaine est :

Action :

Conservation et protection des Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE)

LE DEVELOPPEMENT URBAIN

La REO connaît un développement urbain rapide et un exode rural très marqué dans les décennies passées. Cependant, le développement de l’infrastructure urbaine, surtout en ce qui concerne l’alimentation en eau potable, la canalisation pour évacuer les eaux usées, le traitement de ces eaux et l’évacuation des déchets n’a pas pu aller de pair avec l’accroissement de la population urbaine et l’extension des zones bâties. De ce développement, il résulte une série de problèmes de l’environnement :

  • Accroissement rapide, peu organique et mal organisé de la zone bâtie ;

  • Problèmes de drainage, d’évacuation et d’épuration des eaux usées ;

  • Problèmes de déchets ;

  • Problèmes de la qualité de l’air, surtout dus au trafic ;

  • Problèmes d’habitat insalubre, ce qui se traduit finalement dans des problèmes de santé publique.

Pour l’environnement urbain, le plan d’action prévoit les actions suivantes :

Action 1 :

l’actualisation du « Schéma Régional d’Aménagement du Territoire » et des SDAU et l’élaboration des Plans d’Aménagement et des études spécifiques de restauration et de réhabilitation.

Action 2 :

 La réalisation d’habitat social pour le relogement des expropriés des tissus anciens et des quartiers d’habitat non réglementaire, en se basant sur les enquêtes déjà menées à travers les différents centres et qui ont révélé les secteurs abritant les bidonvilles et les quartiers sous équipés nécessitant une intervention.

Action 3 :

 Réalisation, extension ou rénovation des équipements de base dans la ville d’Oujda.

Action 4 :

La réalisation d’une rocade périphérique pour dévier la RP 27 d’Oujda Berkane et éviter le passage obligatoire des véhicules par le centre de la ville de Berkane.

Coût : 30 millions DH

Action 5 :

La constitution d’une réserve foncière de toutes les parcelles de bâtiments en ruine et présentant un intérêt stratégique ainsi que des espaces naturels menacés par l’urbanisation.

Action 6 :

Constitution d’un document rassemblant tous les textes de loi et traités internationaux, ratifiés par le Gouvernement marocain, concernant la protection de l’environnement, notamment dans le domaine du développement urbain.

LITTORAL

On peut avancer que la plupart des étendues côtières du littoral méditerranéen de la REO ne sont pas encore très atteintes par la pollution, bien que certaines zones soient à un état avancé de dégradation : il s’agit de la zone du port de BENI-ANSAR (déchets industriels, déchets solides), la zone urbaine de la lagune de la MAR CHICA où une pollution chimique organique et bactériologique semble assez élevée, la zone de KARIAT AREKMANE (urbanisation du littoral accentué avec risques d’érosion marine et pluviale), l’embouchure de l’Oued MOULOUYA qui rejette en Méditerranée toutes les formes de pollution qu’elle reçoit lors de la traversée des zones où l’activité industrielle (exploitations minières, sucrerie SUCRAFOR), agricole (utilisation d’engrais, pesticides, herbicides, eaux de ruissellement) et urbaine (eaux usées domestiques) est importante.

Les actions prévues pour la conservation du littoral sont :

Action 1 :

Plan directeur pour le littoral de la REO

  • Interdire les constructions non réglementées sur le littoral ;

  • Les établissements touristiques et résidences estivales devront épurer et traiter tous les effluents avant rejet en mer ;

  • Collecte régulière des déchets solides ;

  • Elaboration d’un plan d’aménagement pour les différentes stations touristiques le long du littoral ;

  • Campagnes de reboisement.

Action 2 :

Qualité des eaux de la Mar Chica

  • Contrôler et renforcer les contrôles existants des rejets, des eaux de la Mar Chica et des organismes marins ;

  • Rechercher des sources de financement pour l’extension de la station d’épuration de Nador ;

  • Contrôler et améliorer l’efficacité de la station d’épuration de Nador ;

  • Interdire tout rejet urbain ou industriel direct dans la Mar Chica ;

  • Réduire les constructions et autres activités polluantes tout autour de la Mar Chica ;

  • Protection de la Mar Chica par un statut juridique.

Coût : 8.780.000DH

QUALITE DE L’AIR

La situation est préoccupante concernant la qualité de l’air dans la REO. Dans les zones d’exploitations minières, la dégradation de l’environnement est en généralement bien avancée et des risques sanitaires potentiels existent pour la population fréquentant ces zones. Les rejets poussiéreux et les émissions gazeuses de SO2 et la vapeur de plomb, mesurées à proximité des fonderies et des mines sont importantes, La Centrale Thermique de Jerada, à son tour, émet des quantités considérables de particules, de gaz sulfureux et d’oxydes d’azote générant des risques pour la santé de la population de la zone avoisinante. Concernant la sucrerie SUCRAFOR installée à proximité de la localité de Zaio, on note des émissions élevées de MPS (plus de 1500 tonnes annuellement) et de SO2 (plus de 235 to/an). Au niveau de la SONASID, si les rejets atmosphériques (SO2, NOx, HC) ne semblent pas soulever de problèmes particuliers localement, il semble qu’une fois combinés à la pollution due au Centre Urbain de Nador, aux transports routiers, et aux activités portuaires à proximité (Nador, Beni-Ansar), ils puissent générer une pollution photochimique dans cette zone.

Pour la qualité de l’air, le plan d’action de cette monographie prévoit les actions suivantes :

Action 1 :

Contrôle régulier des véhicules

  • Renforcer les structures des centres de visites techniques par l’achat d’analyseurs de gaz d’échappement, ainsi que leur statut administratif ;

  • Organiser des cycles de perfectionnement pour les cadres et techniciens de ces centres ;

  • Sensibiliser les automobilistes ;

  • Appliquer de manière stricte la loi sur les émissions automobiles ;

  • Campagnes de contrôle.

Coût : le coût total estimé pour la période 2005 à 2024 est de 25.8 millions de DH

Action 2 :

Contrôle des rejets gazeux de la SFPZ

Coût : le coût de réalisation d’une étude préalable permettant de réaliser un audit environnemental et proposer les procédés de dépollution appropriée est estimé à 280.000DH

Action 3 :

Traitement des rejets gazeux de la centrale thermique de Jerada

Coût : le coût de réalisation d’une étude préalable est estimé à 250.000 DH

Action 4 :

Utilisation de sources d’énergie moins polluantes : cas de HOLCIM

Le FODEP peut assurer une partie du financement de ces trois actions

LA POLLUTION INDUSTRIELLE

Le problème de pollution industrielle à l’échelle de l’oriental se pose essentiellement au niveau de la province de Jerada. Cette pollution est due, au premier lieu aux rejets gazeux produits par la Fonderie de Plomb Zellidja (SFPZ) et par la centrale thermique. A part le dépoussiérage, ces gaz sont rejetés dans l’atmosphère sans aucun autre traitement.Dans ce domaine, les actions suivantes sont proposées

Action 1 :

Etude des possibilités d’économie d’eau douce utilisée pour les besoins industriels au niveau de la REO

  • Etudier en détail le transfert de flux du process industriel des unités industrielles grandes consommatrices d’eau telles que la SUCRAFOR pour examiner les modifications à même de conduire à une réduction de la consommation d’eau au niveau des ces unités.

Coût : 800.000 DH

Action 2 :

Promotion de l’utilisation des technologies propres dans les industries de la région

  • Faire l’inventaire des technologies propres peu onéreuses et susceptibles d’être utilisées en Oriental ;

  • Diffuser ces technologies auprès des industries concernés ;

  • Organiser des campagnes de sensibilisation et d’information sur les technologies propres disponibles.

Coût : 300.000 DH

Action 3 :

Etude de schéma de collecte et traitement des rejets liquides au niveau des zones industrielles de la région.

  • Inventaire des rejets liquides et leurs caractéristiques pour les principales zones industrielles de la région, notamment celles de Nador et d’Oujda ;

  • Etudes d’Avant Projet Sommaire et d’Avant Projet Détaillé des schémas de collecte et de traitement des rejets en question. L’accent devant être mise sur des chaînes de traitement primaire (floculation-coagulation-décantation-neutralisation…) .

Coût : 1.200.000 DH

Action 4 :

Traitement des rejets gazeux de la SFPZ

  • Mise en place d’un système de dépoussiérage plus performant. Faire un lavage des gaz avant leur rejets pour absorber le SO2

Coût : Le coût de réalisation d’une étude préalable permettant de réaliser un audit environnemental et proposer les procédés de dépollution appropriée est estimé à 280.000 DH.

Action 5 :

Traitement des rejets gazeux et liquides de la centrale thermique de Jerada.

  • Mise en place d’un système de lavage des gaz et d’un traitement adéquat des rejets liquides .

Coût : 250.000 DH

Action 6 :

Traitement et réutilisation des eaux usées de la SUCRAFOR.

  • Etude et réalisation d’un schéma de traitement approprié.

Coût : 34 millions de DH

Le FODEP peut participer en partie au financement de ces actions

Action 7 :

Reboisement des digues de la Compagnie Minière de Touissit (CMT)

  •  Identifier le type d’arbre approprié et définir et exécuter un programme de reboisement.

Coût : le coût dépendra du type d’arbres à planter, une moyenne de 7 000 DH/ha peut constituer une base de travail.

LES DECHETS

Les villes de Oujda, Nador et Berkane prédominent dans l'oriental en terme de population urbaine et de production de déchets solides. La production spécifique journalière des ordures ménagères est fonction du taux d'urbanisation, de la taille et de la richesse de la commune. La moyenne pondérée à l'échelle des provinces de la REO est de l'ordre de 0.87 kg/hab/j. Même si les taux de collecte semblent un peu élevés, les décharges municipales ne sont pas contrôlées, en plus de l'existence d'un nombre important de dépotoirs sauvages.Pour la gestion des déchets, les actions suivantes sont prévues :

Action 1 :

Amélioration de la gestion des déchets solides municipaux

  • Prévenir la production de déchets et la réduire à la source : l’économie de l’énergie, la réduction de la consommation, une meilleure utilisation de l’eau, le tri à la source (collecte sélective), prévenir ou réduire la production de déchets et leur nocivité ;

  • Compostage des matières organiques, tris, récupération et recyclage des matériaux recyclables (plastiques, verre, papiers-cartons et métaux) ;

  • Elimination sans danger ni pollution des déchets non récupérables par incinération ou mise en décharge contrôlée ;

  • Mise en place d’unités de compostage et de centres d’enfouissement techniques à Oujda, Berkane et Nador.

Action 2 :

Amélioration de la gestion des déchets industriels

  • Réduire la production des déchets en utilisant des techniques propres ;

  • Réduire le caractère des déchets dangereux en contrôlant les substances toxiques qui s’y trouvent ;

  • Réutiliser le plus possible de matériaux et de matières récupérables ;

  • Favoriser les traitements in situ lorsqu’ils sont économiquement et techniquement faisables ;

  • Favoriser les traitements qui permettent une récupération d’énergie ;

  • Identification et déclaration des déchets.

Action 3 :

Amélioration de la gestion des déchets hospitaliers

  • Mise en place d’incinérateurs propres à chaque structure de santé ;

  • Mise en place d’une solution intégrée de gestion des déchets hospitaliers publics et privés ;

  • Mise en place et/ou redynamisation des services d’hygiène hospitaliers ;

  • Formation du personnel des hôpitaux sur les bases d’une bonne gestion.

SANTE PUBLIQUE ET DEMOGRAPHIE

Action 1 :

Programme de planification familial.

  • Information continue sur les méthodes de planification familiale ;

  • Instruction des femmes.

Action 2 :

Programmes de formation et d’éducation des femmes en milieu rural.

  • Instructions en soins médicaux basiques ;

  • Instructions en hygiène générale, alimentation, gestion ménagère… ;

  • Programmes de développement d’activités productives.

Action 3 :

Projet pilote de production décentralisée de biogaz.

  • Lancer un programme pilote pour mettre au point des unités de production de biogaz opérationnelles dans les conditions du Maroc rural.

PATRIMOINE CULTUREL ET HISTORIQUE

Action 1 :

Les fouilles archéologiques

  • Clôturer le site et délimiter la partie à visiter des grottes des pigeons de Tafoghalt

Action 2 : L’inventaire des biens culturels et naturels.

  • Dresser l’inventaire des richesses artistiques et naturelles de la REO ;

  • Rassemblement de toutes les informations recueillies sur place et expédition au service central qui se chargera de les intégrer dans l’inventaire national et dans le processus de planification.

Action 3 :

Le classement et l’inscription ( activation des classements courants et propositions de nouveaux).

  • Renforcement de la coordination entre les différents départements de gestion et de conservation du patrimoine culturel et immobilier

  • Proposition de nouveaux classements par l’encouragement des groupes dont la vocation culturelle est manifeste à œuvrer pour la conservation des biens culturels et naturels dont ils ont soit la gestion soit un intérêt dans le domaine de la recherche ;

  • Création d’une inspection des monuments et des sites de l’Oriental qui sera chargé de recueillir les demandes de classement et d’aider à la réalisation des dossiers techniques.

Coût : Fonctionnement annuel : 50.000 DH.

EDUCATION

Action 1 :

Elaboration de matériel éducatif environnemental pour les écoles.

Action 2 :

Préparation d’une campagne de sensibilisation pour le grand public.

L’ASPECT LEGISLATIF ET INSTITUTIONNEL

Action 1 :

 La mise en place du Conseil Consultatif Régional de l’Environnement.

Action 2 :

Créer des commissions provinciales et municipales.

Action 3 :

Créer un Observatoire Régional de l’Environnement (ORE).

 

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