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2.
Le contenu du SIDER : |
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►
Les données
cartographiques
► Les
données alphanumériques
►
Les problèmes environnementaux
majeurs de la région
► Les Applications
Les Données cartographiques :

◊ Conduite d’adducteur de l’eau potable ;
◊
Barrages Collinaires ;
◊ Barrages ;
◊ Bassins versants ;
◊ Les canaux de la REC ;
◊ Carrières ;
◊ Classes de dureté ;
◊ Climat ;
◊ Classes de
magnitudes ;
◊ Communes des
régions ;
◊ Conductivité de la nappe de
Tadla ;
◊ Classes de
perméabilités ;
◊ Formations végétales ;
◊ Géosystèmes ;
◊ Réseau
hydrographique ;
◊ Lacs ;
◊ Nappes de la région ;
◊ Nitrates dans la nappe de
Tadla ;
◊ Classes de pentes de la
RFC ;
◊ Carte des périmètres
irrigués ;
◊ Provinces de la
région ;
◊ Qualité de l’eau ;
◊ Qualité des eaux de la nappe de
Tadla ;
◊ Limite de la région du
Centre ;
◊ Carte des reliefs ;
◊ Réseau routier ;
◊ Carte des zones
sismiques ;
◊ Sites des monuments
historiques ;
◊ Sources de pollutions
industrielles ;
◊ Villes de la région ;
◊ Zones montagneuses
Les données Alphanumériques: 
◊ Apports déversés dans les
barrages
◊ Etat trophique des eaux
de retenue
◊ Liste des
barrages
◊ Liste des barrages
collinaires
◊ Liste des
captages
◊ Liste des
communes
◊ Classe d’âge des
populations
◊ Données sur l’éducation
◊ Les populations par
ville
◊ Données
démographiques
◊ Données
agrosylvopastorales
◊ Liste des
nappes
◊ Liste des périmètres
irrigués
◊ Pollution
organominérale
◊ Liste des provinces de la
REC
◊ Liste des
collecteurs
◊ Périmètre
d’assainissement
◊ Rejets des eaux
usées
◊ Rejets solides
◊ Stations
d’épuration
◊ Liste des rivières
traversant la REC
◊ Qualité des eaux des
rivières
◊ Liste des
maladies
◊ Liste des formations
sanitaires
◊ Liste des maladies
transmises
◊ Données des
maladies
◊ Données dur le personnel
médical
◊ La faune dans les
SIBE
◊ Liste des SIBE
◊ Données des résidus secs
dans la nappe de Tadla
Les
problèmes environnementaux majeurs de la région :

La région est confrontée
à quatre problèmes majeurs contenu tenu de leur impact environnemental :
- La pollution industrielle
;
- L'aménagement du
territoire ;
- La dégradation des
ressources en eaux et forêts.
Les Applications

Pour illustrer les possibilités de traitement et les résultats auxquels
le système permet d’aboutir, la section suivante présente un exemple
concret de pollution de la nappe de tadla.
1. Présentation de la
problématique :
Cette
application utilise les données du système pour traiter la résolution
d’éventuels problèmes liés à la pollution. Ainsi, une analyse des flux
de polluants déversés dans la nappe de Tadla montre une situation
précaire obligeant une intervention rapide et efficace en vue d’enrayer
la pollution dans cette nappe.
Pour
répondre à cette problématique, l’adoption d’une démarche nous a été
nécessaire. Celle-ci fait l’objet des sections qui suivent.
2. Description de l’application
Cette
application est une variante du Système d’Information Géographique de la
Région Economique du Centre (SIGREC) résultant de la mise à contribution
de plusieurs paramètres dans le but de résoudre une problématique
donnée. De ce fait, une application a été développée pour apporter des
solutions à la pollution de la nappe de Tadla. Une analyse multicritères
a combiné les éléments suivants :
◊
Concentration en nitrates ;
◊
Concentration en sel
(conductivité) ;
◊
Teneur en résidus secs ;
◊
Présence de périmètres
Irrigués ;
◊
Rejets industriels ;
◊
Perméabilité ;
◊
Dureté.
L’analyse de ces principaux critères, grâce aux modules disponibles sur
SIGREC, a permet de situer les zones les plus touchées et d’orienter la
prise de décision pour l’atténuation de la situation.
3. Démarche adoptée : conception et développement de l’application
Cette
démarche se déroule comme suit :
-
l’analyse
des informations et détermination des données cartographiques et
alphanumériques à mettre en relation,
-
l’utilisation des outils d’analyse spatiale : « Extraction » des zones
sensibles par l’utilisation du module «XTOOLS».
3.1. Analyse des informations et détermination des données
cartographiques et alphanumériques à mettre en relation.
La nappe
de Tadla est menacée par des flux de polluants diversifiés provenant
soit de :
◊
Les activités agricoles (les
nitrates et les sels) ;
◊
La proximité des industries
de transformation ;
La nappe
de Tadla présentée dans la Figure 1, est soumise à des menaces de
pollution dont l’envergure est sans précèdent.
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Figure N° 1 :
Localisation géographique des nappes de l'ex-région Economique du centre |
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La carte présentée
sur la figure 2 montre la qualité des eaux de cette nappe. Cette qualité
est surtout « souillée » par des polluants tels que les nitrates.
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Figure N° 2 :
Qualité des eaux souterraines dans la nappe de Tadla
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Outre ces données
spatiales, le tableau ci-dessous donne des concertations en nitrate
relevées dans la nappe de Tadla, plus précisément dans les deux «
sous-nappes » : nappe des BENI AMIR et celle des BENI MOUSSA.
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Tableau 1 : Flux de nitrates infiltré dans la nappe de Tadla (BENI AMIR et
BENI MOUSSA. |
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Cultures |
Périmètre de Beni Amir |
Périmètre de Beni Moussa |
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Superficie Irriquée (Ha) |
Flux annuel Nitrates
infiltrés t/an |
|
Betterave |
6000 |
478 |
14 000 |
1
116 |
|
Bersim
et fourrages |
5200 |
114 |
3
200 |
70 |
|
Coton |
|
4
900 |
391 |
5
000 |
|
Céréales |
7200 |
526 |
27 000 |
1
973 |
|
Maraîchages |
2700 |
269 |
8
500 |
847 |
|
Plantation |
7300 |
82 |
5
700 |
64 |
|
(Oliviers) |
|
|
|
- |
|
Luzerne |
6400 |
140 |
5
200 |
114 |
|
Agrumes |
- |
- |
7
100 |
613 |
|
Arboriculture |
- |
- |
|
- |
|
Source : les
résultats ont été repris du catalogue des données de la monographie
régionale. |
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D’après ce tableau, la concentration en nitrates varie en fonction des
spéculations culturales (blé, betteraves, etc.) mais également selon la
période agricole. Dans la nappe des BENI AMIR, la concentration en
nitrates, pour une spéculation comme la production de betteraves, peut
atteindre 478 t/an, alors que pour la même spéculation, la concentration
atteint 1116 t/an dans la nappe de BENI MOUSSA. Ce qui montre une forte
pollution, engendrée par ces spéculations, qui est plus marquée dans la
nappe de BENI MOUSSA que celle observée dans la nappe de BENI AMIR.
De
plus, les sels résultants de la forte évaporation des eaux entraînent une
augmentation marquée de la concentration salière dans la nappe. Ce qui
s’explique par une forte conductivité.
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Tableau 2 :
Répartition en fréquence des résidus secs dans les nappes de Beni Amir et de
Beni Moussa |
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Résidu sec
(mg/l) |
Fréquence
100% |
|
BENI
MOUSSA |
BENI AMIR |
|
< 600 |
33.30 |
0.00 |
|
600<RS<1000 |
27.40 |
5.88 |
|
1000<RS<2000 |
23.50 |
2.94 |
|
2000<RS<3000 |
3.92 |
20.50 |
|
3000<RS<4000 |
3.92 |
29.40 |
|
4000<RS<6000 |
5.88 |
32.35 |
|
>6000 |
0.00 |
8.80 |
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DGH/ONEP
: Juin 1993 |
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La
figure 3 : montre la répartition spatiale de ces sels et délimite les zones
où la concentration est très forte |
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Selon ces données spatiales, il se dégage, à première vue, une forte
concentration de sel dans la nappe de BENI AMIR .
L’explication peut être attribuer à la morphologie de terrain, le drainage
des eaux entre la nappe de BENI AMIR et BENI MOUSSA ou passe l’oued Oum
Arbia; ce qui montre bien l’effet de la vallée pouvant expliquer
cette variation de concentration.
Sur
la base des prélèvements effectués en 1993, la concentration des sels
prélevée (conductivité) avait dépassé la valeur maximale admissible, soit
2700µs/cm, et la même situation a été observée en 1992 où la conductivité
a atteint 3000 à 8000µs/cm, correspondant à une salinité de 2 à 5,5 g/l.
d’où un état de dégradation avancé de la nappe de Tadla notamment dans
celle de Beni AMIR.
Globalement, pour les fortes teneurs en résidus secs (figure 4), les plus
fréquents (>6000mg/l), la nappe de BENI AMIR est de loin la plus touchée
par rapport à celle de BENI MOUSSA. Cela pourrait s’expliquer, outre
l’effet de versant par le faible profondeur de la nappe dans sa région
Ouest.
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Figure N° 4
: Concentration des résidus secs dans la nappe de Tadla |
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La Localisation des
périmètres Irrigués comme le montre la figure 5, est aussi un paramètre
contribuant à l’aggravation de la situation de cette nappe. En effet,
outre les apports de nitrates pouvant venir d’ailleurs, ceux entraînés par
l’agriculture occupent une place importante.
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Figure N° 5 :
Superposition des périmètres irrigués, les nitrates et la nappe de Tadla |
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En plus de ce paramètre
dont l’influence conjuguée permet de mettre en évidence le degré de
gravité de la pollution de la nappe de Tadla, la localisation des sources
de pollution, outre les périmètres irrigués, donnera plus de précision sur
la contribution de chacune de ces sources, ce qui permettra de mieux
asseoir une base de prise de décision orientée vers une gestion optimale
de la pollution dans le secteur. La figure 6, présentée ci-après, montre
la localisation des principales industries qui constituent les sources
potentielles de pollution de la nappe.
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Figure N° 6 :
Localisation des principales
rejets industriels dans la nappe de Tadla |
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Pour intervenir dans
ces nappes (BENI AMIR et BENI MOUSSA), il est indispensable de prendre en
compte tous les paramètres qui sont déterminants dont l’influence peut
être marquée : la concentration en nitrates, la salinité, la proximité des
industries et celle des périmètres irrigués, la perméabilité, etc…
3.2 Analyse spatiales et mise en
relation des données cartographiques
La mise en relation de
ces paramètres, permet de mettre en relief les zones où il y a une forte
concentration de polluants. Ces zones sont déterminées à la suite de la
combinaison de tous les critères mis en cause.
Il est à rappeler que
la salinité ou minéralisation peut être représentée par le résidu sec ou
par la conductivité électrique à laquelle elle est fortement corrélée.
Ainsi, la superposition
de la carte des résidus secs avec les périmètres irrigués, les rejets
industriels la dureté, la salinité et la nappe de Tadla montre bien les
zones où l’intervention doit être rapide. Ainsi, la figure 7 donnant les
résultats de cette superposition montre bien que la nappe de BENI MOUSSA
nécessite une intervention en priorité par rapport à la celle BENI AMIR
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Figure N° 7 :
Superposition de la dureté,
les rejets industriels , les périmètres irrigués et la Nappe de Tadla
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Par
contre on note une forte concentration de la salinité dans la nappe de
BENI AMIR qui est la plus touchée même si à première vue, les industries
plus fréquentes sur la nappe de BENI MOUSSA sont moins influents. Cette
observation a un aspect trompeur notamment lorsqu’on ignore l’effet de la
pente.
Ainsi, la superposition des nitrates et de la nappe de Tadla permet de
produire le résultat présenté à la figure 2. Ce qui permet de confirmer le
niveau de dégradation de cette nappe. Cette concentration est plus
ressentie dans la nappe BENI AMIR que dans la nappe BENI MOUSSA
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Figure N° 8 :
Croissement de la nappe de
Tadla, les périmètres irrigués, les rejets industriels, les nitrates,
qualité des eaux souterraines et salinité |
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Figure N° 9 :
résultats d'analyse de la
superposition des périmètres irrigués, la pérmiabilité et la nappe de Tadla |
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On
constate d’après la figure 8 et 9 que la plaine de Tadla est couverte en
grande partie par des perméabilités élevées à moyennes, et une dureté
faible ce qui constitue une situation favorable pour l’infiltration des
eaux chargées des nitrates vers la nappe.
La
qualité globale des eaux de la nappe de Tadla est très dégradée en raison
de la très forte salinité enregistrée au niveau de Béni Amir et des
teneurs élevées en nitrates relevées dans les deux périmètres (BENI AMIR
et celle des BENI MOUSSA) comme le montre la figure 8.
Il
est à signaler que la concentration moyenne en chlorures relevée est de
1500 mg / l dépassant largement la valeur maximale admissible par les
normes marocaines pour une eau potable, soit 750 mg/l. Les relevés
effectués en 1993 confirment sur ce plan, la progression d’un processus
rampant de dégradation de la qualité puisque les teneurs en chlorures
variait entre 1 258 et 3 013 mg/l alors que le maximum observé l’année
précédente était de l’ordre de 2 800 mg/l.
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Figure N° 10 :
Carte de Synthèse |
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En
définitive la carte de qualité globale de la nappe du Tadla la figure 8 et
10 fait apparaître un état de dégradation avancé de la ressource due
principalement aux fortes salinités pour Béni Amir et aux teneurs élevées
en nitrates pour Beni Amir et Beni Moussa.
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3. Conclusion : |
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Cette
application a permis de montrer comment le système SIGREC peut être utilisé
comme résultat synthétique et détaillé aux profits des décideurs en leur
permettent de prendre une décision circonstanciée prenant en considération
l’ensemble des paramètres et des contraintes du problème pour définir des
interventions ponctuelles.
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